Syrie : la France et les Etats-Unis inquiets de la destruction tardive des armes chimiques

Syrie : la France et les Etats-Unis inquiets de la destruction tardive des armes chimiques

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VIGILANCE - La Syrie n'a pas tenu ses engagements puisqu'elle a évacué moins de 5% de son arsenal chimique le plus dangereux. Un constat qui inquiète les Etats-Unis et la France.

Incompétence, obstacles extérieurs ou retard volontaire ?  Depuis la réunion du conseil exécutif de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques ce jeudi, la Syrie est l'objet de nombreuses inquiétudes. Les autorités de Damas n 'ont en effet pas tenu leur promesse puisqu'elles n'ont évacué que moins de 5% de son arsenal chimique le plus dangereux.

Selon le plan de destruction des armes chimiques syriennes approuvé par l'ONU, la Syrie devait pourtant avoir évacué au 31 décembre 2013 les 700 tonnes d'agents chimiques les plus dangereux déclarés par Damas, notamment ceux intervenant dans la composition du gaz moutarde et du gaz sarin. Le plan conclu en septembre sous l'égide de Moscou et Washington prévoit que la totalité de l'arsenal chimique syrien soit détruite au 30 juin 2014. Mais ces objectifs devraient prendre beaucoup plus de retard.

La guerre et la météo expliqueraient ces retards

De quoi susciter l'inquiétude du ministre des Affaires Étrangères, Laurent Fabius. "Il semble que le mouvement se soit ralenti. La communauté internationale doit être très vigilante sur le fait que les engagements de la Syrie doivent être tenus", a-t-il déclaré lors de ses vœux à la presse.

Un constat que les États-Unis partagent, comme a tenu à le faire savoir le chef du Pentagone Chuck Hagel en déplacement à Varsovie. "J'ignore les motivations du gouvernement syrien, s'agit-il de l'incompétence? Je ne sais pas pourquoi ils sont en retard avec les livraisons de ce matériel. Ce que nous savons, c'est qu'ils sont en retard. Ils doivent y remédier", a-t-il déclaré. Et d'ordonner : "Le gouvernement syrien doit prendre la responsabilité pour le respect des engagements qu'il avait pris". De son côté, la Syrie a évoqué, pour se justifier, une météo défavorable ainsi que des problèmes de sécurité liés à la guerre qui fait rage depuis mars 2011. Reste à savoir si ces excuses suffiront à rassurer la communauté internationale.

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