Syrie : Moscou nie le carnage dans une école, qui a tué 22 enfants

International

IDLEB - La Russie a nié jeudi être l'auteur d'un bombardement qui a tué 22 enfants dans une école en Syrie, dans un contexte de tensions croissantes avec les Occidentaux. Elle a par ailleurs rejeté les conclusions de l'enquête de l'ONU sur des attaques chimiques qui accusent Damas.

La Russie n'a "rien à voir" avec les frappes contre une école de la province d'Idleb, qui ont tué 22 enfants et six enseignants mercredi selon l'Unicef, a assuré jeudi la porte-parole de la diplomatie russe. Peu après les faits, certains médias arabes et occidentaux "ont aussitôt accusé la Russie de cette tragédie", a dénoncé Maria Zakharova. 

Mais "c'est un mensonge", a insisté la porte-parole, concernant les bombardements sur la province d'Idleb, un bastion de Jaich al-Fatah (l'Armée de la conquête), une coalition regroupant des rebelles islamistes et des djihadistes de Fateh al-Cham, ex-Front al-Nosra jusqu'à sa rupture officielle avec Al-Qaïda. Selon le porte-parole du ministre russe de la Défense, Igor Konachenkov, aucune des photographies et des vidéos enregistrées par un drone russe ne montre un cratère attribuable à des bombes larguées d'avion.

Lire aussi

    Un rapport de l'ONU "plein de contradictions et donc pas convaincant"

    La Russie a par ailleurs rejeté sèchement les conclusions de l'enquête de l'ONU sur des attaques chimiques en Syrie, qui accusent Damas, ainsi que les demandes pressantes de Londres et de Paris d'imposer des sanctions à son allié syrien. Les conclusions du rapport des enquêteurs "sont pleines de contradictions et donc ne sont pas convaincantes", a déclaré l'ambassadeur russe auprès des Nations unies Vitali Tchourkine lors d'une réunion du Conseil de sécurité.

    Dans leur dernier rapport, les enquêteurs avaient accusé le régime du président syrien Bachar al-Assad d'avoir eu recours à trois reprises à des armes chimiques contre sa population en 2014 et 2015. Les ambassadeurs des quinze pays du Conseil se sont réunis à huis clos jeudi pour étudier ce rapport.

    Les conclusions du document "dans la plupart des cas ne sont pas soutenues par des témoignages suffisants ou des preuves matérielles", a ainsi déclaré Vitali Tchourkine à ses collègues, selon un compte-rendu de ses remarques.

    Lire aussi

      En vidéo

      JT 20H - Ecole bombardée en Syrie : les occidentaux accusent la coalition russo-syrienne

      Sur le même sujet

      Et aussi

      Lire et commenter