Syrie : la video d'Omran, de "la propagande" selon la TV chinoise

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POLEMIQUE - La télévision d'Etat chinoise a mis en cause l'authenticité des images de l’enfant syrien dont la photo le montrant ensanglanté a fait le tour du monde.

Son visage ensanglanté a fait le tour du monde. Omrane, un enfant de 4 ans blessé au cours d’un bombardement à Alep, est devenu "le vrai visage" de la guerre en Syrie à en croire Washington. Une indignation mondiale à laquelle ne participe visiblement pas la Chine, évoquant ce lundi ni plus ni moins qu’un acte de propagande.


"Des critiques ont estimé que (cette vidéo) fait partie d'une opération de propagande de guerre, destinée à appuyer un prétexte "humanitariste" pour une intervention des puissances occidentales en Syrie", a ainsi expliqué en voix off le sujet télévisé qui, ce week-end, a évoqué le sort du petit garçon. Et de préciser : "Au lieu de poursuivre immédiatement des opérations de sauvetage, des gens ont préféré saisir une caméra". Un scepticisme guère surprenant de la part de Pékin, qui soutient fermement le régime syrien et est proche de Moscou. Ces deux derniers visent d’ailleurs régulièrement via des frappes aériennes les quartiers est d'Alep, où se trouvait le garçonnet.

8,4 millions d'enfants syriens affectés par le conflit

Les images, largement partagées, montrent le petit garçon assis seul dans une ambulance, le visage recouvert de poussière et de sang, étourdi par le souffle de l'explosion causée par un raid sur Alep. Son frère Ali, âgé de dix ans, a succombé samedi à ses blessures, selon une ONG.


Alep, dans le nord de la Syrie, est le théâtre d'intenses bombardements et de combats pour son contrôle entre les troupes de Bachar al-Assad et les insurgés. Quelque 333 civils y ont péri depuis le 31 juillet, quand les rebelles ont lancé une offensive majeure pour briser le siège imposé par le régime - et les enfants payent le prix fort des assauts. Au total, le conflit affecte 8,4 millions d'enfants syriens, soit plus de 80% d'entre eux, qu'ils soient en Syrie ou exilés, selon l'Unicef.

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