Syrie : l'appel du pied de Laurent Fabius à l'armée de Bachar al-Assad

Syrie : l'appel du pied de Laurent Fabius à l'armée de Bachar al-Assad

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SYRIE – Après avoir défendu pendant des mois que Bachar al-Assad ne pouvait pas participer à une coalition pour faire tomber Daech, le ministre des Affaires étrangères a envisagé vendredi matin une position contraire.

Un virage à 180 degrés pour Laurent Fabius ? Le ministre des Affaires étrangères, qui affirmait depuis des mois qu'aucune coopération n'était envisageable entre la coalition occidentale contre Daech et l'armée de Bachar al-Assad, a envisagé pour la première fois vendredi matin que les forces syriennes puissent être associées à la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique.

"Il y a deux séries de mesures", a-t-il expliqué sur RTL. "Les bombardements et des forces au sol, qui ne peuvent pas être les nôtres mais qui peuvent être à la fois des forces de l'Armée syrienne libre (opposition), des forces arabes sunnites, et pourquoi pas des forces du régime et des Kurdes également bien sûr".

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"Le président syrien ne peut pas être l'avenir de son peuple"

Un revirement après des mois de conflit, et qui intervient dans le cadre du rapprochement entre Hollande et Vladimir Poutine, allié, lui, de Bachar al-Assad. Au terme d'une rencontre jeudi à Moscou, les deux pays se sont mis d'accord pour "coordonner" leurs frappes contre l'EI et de renforcer leur "échange d'informations". Et ces frappes ne viseront pas ceux "qui luttent contre Daech", a affirmé François Hollande, faisant référence aux rebelles modérés qui combattent l'EI et Damas. Ces derniers ont été pris pour cibles par l'aviation russe ces dernières semaines, suscitant les critiques de la coalition internationale menée par les Etats-Unis.

Malgré ce changement d'attitude vis-à-vis du pouvoir syrien, Laurent Fabius se veut toujours un ardent défenseur du départ d'al-Assad. "Le président syrien ne peut pas être l'avenir de son peuple", a-t-il défendu lors de son interview, avant de marteler à nouveau un peu plus tard que la participation de l'armée syrienne "pourrait être envisagée dans le cadre de la transition politique et uniquement dans ce cadre".

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