Syrie : le groupe Etat islamique contrôle maintenant moins d’1% de son "califat"

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DERNIER BASTION – En Syrie, le groupe Etat islamique a perdu ses terres une par une. Au point de contrôler maintenant moins d’1% de son califat autoproclamé, ce qui ne l’empêche pas d’être toujours dangereux.

Son "califat" autoproclamé couvrait autrefois de vastes régions en Syrie et en Irak : mais désormais, le groupe Etat islamique contrôle moins d’1% de son territoire en Syrie, a annoncé jeudi 7 février la coalition internationale. Les terres du groupe terroriste se sont réduites comme peau de chagrin face à de multiples offensives en Syrie comme en Irak. Dans ce dernier pays, les autorités ont déjà proclamé la victoire sur l’EI en décembre 2017.

Aujourd'hui, les jihadistes sont acculés dans un ultime réduit dans l'est syrien, où ils sont la cible d'une offensive des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde soutenue par la coalition internationale emmenée par Washington.

"Alors que nous continuons de presser les combattants de l'EI restant dans un carré toujours plus petit (...) ils cherchent à s'échapper en se mêlant aux femmes et aux enfants innocents qui tentent de fuir les combats", souligne la coalition dans un communiqué.

 "Ces tactiques ne vont pas marcher", affirme un commandant adjoint de la coalition, le général britannique Christopher Ghika, cité par le texte.

Le communiqué précise qu'en Syrie les FDS ont désormais "libéré environ 99,5% des territoires contrôlés par l'EI".

Mercredi, le président Trump avait estimé que la victoire contre les jihadistes était imminente. "L'annonce formelle que nous avons repris 100% du califat devrait intervenir la semaine prochaine", a-t-il dit. "Je ne veux pas l'annoncer trop tôt", a-t-il toutefois souligné. "Ils ont encore de petites poches", "qui seront de plus en plus petites" mais "peuvent être si dangereuses", a reconnu M. Trump.

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Boucliers humains

En décembre, le président américain avait annoncé le retrait des quelque 2.000 soldats américains qui avaient été déployés en Syrie pour épauler les FDS. Ces dernières ont temporairement suspendu leur assaut depuis plusieurs jours, les combattants sur le terrain expliquant que les jihadistes utilisent des civils comme "boucliers humains".

"Les FDS marquent depuis quelques jours une pause opérationnelle qui leur permet de se réorganiser et de renforcer leurs positions", a confirmé jeudi lors d'un point presse à Paris le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrik Steiger.

Fuyant l'ultime bastion de l'EI, des centaines de personnes, des femmes et des enfants, munis de maigres affaires, se dirigent depuis plusieurs jours vers les positions des FDS, selon les équipes de l'AFP.

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Plus de 37.000 personnes ont fui le fief jihadiste depuis début décembre, principalement des familles de l'EI, indique l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Parmi eux, figurent environ 3.400 jihadistes, selon la même source.

   

La guerre qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 360.000 morts. Malgré sa mise en déroute, l'EI continue de mener des attentats. Jeudi, les FDS ont annoncé avoir arrêté une soixantaine de personnes lors d'une opération contre des "cellules dormantes" à Raqa, ancienne "capitale" de l'EI dans le nord du pays.

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