Syrie : le régime de Bachar al-Assad accuse Israël d'avoir bombardé une de ses bases militaires

Syrie : le régime de Bachar al-Assad accuse Israël d'avoir bombardé une de ses bases militaires

International
DirectLCI
BOMBARDEMENT - Ce lundi, la Syrie et Moscou ont accusé Israël d'être responsable du bombardement d'une base militaire située dans la région de Homs.

La tension continue à monter d'un cran entre la Syrie, Israël et l'Iran. Ce lundi, le régime syrien a accusé Israël d'avoir mené une frappe avant l'aube contre une base militaire dans le centre de la Syrie, qui a coûté la vie à 14 combattants, dont des Iraniens. "L'agression israélienne sur l'aéroport du T-4 a été menée par des avions F-15 qui ont lancé plusieurs missiles", selon une source militaire citée par l'agence officielle SANA. L'agence avait initialement pointée du doigt les Etats-Unis, avant de se rétracter.


Au moins 14 combattants, dont des Iraniens mais aussi trois officiers de l'armée syrienne, ont été tués dans la frappe sur l'aéroport militaire, a rapporté l'OSDH. 


La Russie a également attribué la responsabilité de ce raid à Israël. Le ministère russe de la Défense a déclaré que deux avions de combat F-15 israéliens avaient tiré huit missiles sur la base à partir de l'espace aérien libanais. Cinq des huit missiles ont été abattus par la défense anti-aérienne syrienne, a précisé le ministère.

Après le raid, la confusion a régné, alors que les Etats-Unis, mais aussi la France, avaient brandi la menace de frappes en Syrie après une attaque chimique présumée du régime samedi contre la ville rebelle de Douma près de Damas. Selon des secouristes, cette attaque aux "gaz toxiques" a fait des dizaines de morts.

   

Après la frappe de lundi, le Pentagone a rapidement réagi en assurant que ses forces armées "ne mènent pas de frappes aériennes en Syrie". "Ce n'est pas nous", a de son côté déclaré le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Patrik Steiger.

En février, Israël avait déjà visé la base militaire du T-4, également connue sous le nom de Tiyas dans la province centrale de Homs. Il avait alors mené des raids aériens d'envergure contre des positions du régime syrien, mais aussi des forces iraniennes stationnées en Syrie où elles aident le président Bachar al-Assad dans sa guerre contre rebelles et djihadistes. L'armée israélienne avait indiqué que les raids de février étaient en riposte à un drone envoyé sur son territoire depuis une "base iranienne" en Syrie, identifiée comme celle de T-4.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter