Syrie : le secrétaire général de l'ONU "profondément inquiet" devant l'escalade de violence

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INTERNATIONAL - Antonio Guterres a exprimé mardi 20 février sa vive inquiétude à l'égard du sort de la Ghouta orientale, enclave rebelle de Syrie qui subit des bombardements meurtriers de la part des forces gouvernementales. Des négociations pour un cessez-le-feu se poursuivent en ce moment au Conseil de sécurité.

"Le secrétaire général est profondément inquiet devant la situation qui s'aggrave dans la Ghouta orientale et son impact dévastateur sur les civils", a rapporté mardi 20 février le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric. Des frappes aériennes syriennes et russes sur l'enclave rebelle proche de Damas ont tué 106 civils mardi, selon une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Lundi 19 février, 127 civils avaient été tués, selon la même source.

Antonio Guterres a appelé toutes les parties à respecter les principes fondamentaux du droit humanitaire, notamment sur la protection des civils pendant les conflits armés, a dit son porte-parole. "Près de 400.000 personnes dans la Ghouta orientale sont soumises à des frappes aériennes et des bombardements", a déclaré Stéphane Dujarric. Assiégés par les forces gouvernementales syriennes, les résidents de la Ghouta orientale "vivent dans des conditions extrêmes, en particulier la  malnutrition", a-t-il dit.

Un cessez-le-feu en négociations

Le secrétaire général de l'ONU a rappelé que la Ghouta orientale avait été désignée comme une zone de désescalade par la Russie, l'Iran et la Turquie, tous trois impliqués dans le conflit en Syrie, et il a rappelé à toutes les parties "leurs engagements à cet égard", a ajouté Stéphane Dujarric.


Entretemps, des négociations continuaient au Conseil de sécurité sur un projet de résolution prévoyant un cessez-le-feu de 30 jours qui permettrait d'acheminer de l'aide humanitaire dans l'enclave et de procéder à des évacuations médicales.

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