Syrie : pour Assad, Trump pourrait devenir un "allié naturel"

Syrie : pour Assad, Trump pourrait devenir un "allié naturel"

ALLIANCE IMPROBABLE – Le président syrien a estimé dans une interview accordée à la télévision russe que Donald Trump pourrait devenir un "allié naturel" de la Syrie si ses promesses de lutte contre le terrorisme sont sincères.

"Un allié naturel." Voilà comment Bachar Al-Assad a qualifié mercredi soir ce que pourrait devenir Donald Trump une fois son arrivée effective à la tête des Etats-Unis.  Au cours d’une interview accordée à la télévision russe, le président syrien a expliqué que ce partenariat potentiel deviendrait réel si le futur locataire de la Maison-Blanche tenait ses promesses de combattre les djihadistes. 

"Pendant la campagne électorale de Donald Trump, ses déclarations en matière de lutte contre le terrorisme ou sur le fait de ne pas interférer dans les affaires d’autres pays pour renverser un gouvernement – ce que les Etats-Unis font depuis des décennies – étaient claires et précises", a déclaré Bachar Al-Assad, pourtant connu pour être plutôt anti-Américain. "Bien sûr, c’est quelque chose de bien. Mais tout dépendra de la volonté de Trump de continuer dans cette voie et de s’il est capable de le faire." 

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La priorité de Trump en Syrie : "mettre KO" Daech

Pendant sa campagne, le futur locataire de la Maison-Blanche a en effet plusieurs fois déclaré vouloir "mettre KO" Daech et, pour ce faire, s’est dit prêt à une éventuelle coopération avec la Russie, et donc, par ricochet, avec le régime de Bachar Al-Assad. Une position qui contraste considérablement avec celle choisie par Barack Obama, ouvertement opposé à Vladimir Poutine sur le sujet.

Concernant le sort même de Bachar Al-Assad, qui cristallise les tensions entre les différents acteurs du conflit depuis le départ,  le magnat de l’immobilier n’a jamais été très clair. Mais à aucun moment il n’a appelé à son renversement par la force, suggérant plutôt de laisser Damas s’en prendre aux jihadistes. "Assad hait l'EI (l’organisation terroriste Etat islamique, ndlr), l'EI hait Assad. Ils se battent l'un contre l'autre, et on est censé combattre les deux ?", avait-il dit au New York Times en juillet, soulignant que "l'EI [était] une bien plus grande menace contre nous qu'Assad". De là à devenir un "allié naturel" ? Réponse à partir du 20 janvier prochain. 

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