Terrifiés, les habitants d’Alep-Est font leurs adieux sur Twitter

International
PEUR - Alors que les rebelles syriens ne tiennent plus que deux principaux quartiers d’Alep-Est en plus d'une poignée de petits secteurs, de nombreux habitants s’inquiètent pour leur sort en pleine offensive du régime. Sur Twitter, certains font même leurs adieux.

La crainte et la peur s’affichent sur les réseaux sociaux. De leur ancien bastion d'Alep-Est qu'ils contrôlaient depuis 2012, les rebelles syriens ne tiennent plus que deux principaux quartiers, Soukkari et Al-Machad, en plus d'une poignée de petits secteurs, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Lundi 12 décembre au soir, l’armée assurait que la bataille d’Alep qui fait rage était dans sa "phase finale", précisant détenir 98% de la ville. La télévision d’Etat a même diffusé des scènes de liesse d’habitants d’Alep "célébrant leur joie avec la victoire contre les terroristes". 

Sauf qu’au même moments, les Syriens résidant dans les derniers quartiers aux mains des insurgés affichaient sur Twitter leur grande crainte d’un bain de sang. Surtout, nombre d'entre eux sont dans l'impossibilité de quitter la ville et se retrouvent piégés. Un correspondant du Guardian déclarait ainsi : "Tous les messages que je reçois désormais d’Alep-Est sont précédés de 'c’est peut-être mon dernier message'". 

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La mère de la petite Bana, une enfant syrienne qui raconte son quotidien depuis Alep sur Twitter, confiait ce lundi que c’était la fin. Dans le dernier message diffusé par le compte ce lundi soir, Bana, en larmes, annonce que son père a été blessé. 

D’autres Syriens et activistes faisaient également leurs adieux sur le réseau social, la gorge serrée, remerciant le soutien et craignant la mort.

Un journaliste américain présent sur place faisait quant à lui part de l’arrivée de l’armée syrienne, craignant ne pas pouvoir republier de vidéo. 

En perdant ses dernières positions à Alep, la rébellion va essuyer son pire revers depuis le début de la guerre en mars 2011. La reconquête totale de la ville offrira au régime, le contrôle des cinq principales villes de Syrie avec celles de Homs, Hama, Damas et Lattaquié.

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