Syrie : tous les hôpitaux des quartiers rebelles d'Alep seraient hors service

GUERRE – À Alep, la direction sanitaire locale affirme que tous les hôpitaux encore aux mains des rebelles sont désormais hors service, le dernier ayant capitulé sous les nouvelles frappes aériennes de vendredi.

Tous les hôpitaux des quartiers Est de la ville d’Alep, ceux aux mains des rebelles, sont hors service, a annoncé vendredi 18 novembre la direction sanitaire locale. Après cinq jours consécutifs de bombardements, les dégâts seraient trop prononcés pour permettre l'accueil de blessés. "La destruction de ces infrastructures essentielles à la vie prive la population assiégée, mais déterminée, de centres de soins vitaux", a écrit le service local dans un mail envoyé à l’agence de presse Reuters.


L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) assure en revanche que certains hôpitaux de la partie assiégée de la cité continuent à prodiguer des soins, mais qu’en raison des bombardements constants, les habitants craignent désormais de s’y rendre. Vendredi, une frappe sur le quartier rebelle de Maadi a détruit l’un des derniers hôpitaux d’Alep-est. Deux patients ont été tués et plusieurs infirmiers blessés. Dans le même temps, le dernier hôpital pédiatrique encore en fonction dans la partie assiégée de la ville a été évacué après avoir été gravement endommagé par plusieurs barils d’explosifs quelques jours plus tôt. 

Fin de la pause

Plusieurs autres centres de soins ont été endommagés ces derniers jours par des frappes aériennes. Selon les habitants et le personnel médical, certains ont même été volontairement pris pour cible. L’armée syrienne a repris ses raids à Alep mardi 15 novembre après une "pause" de plusieurs semaines. Des combats au sol ont également eu lieu dans la soirée de vendredi à la périphérie des quartiers est de la ville. De son côté, l’aviation russe, qui appuie les forces gouvernementales, assure intervenir sur d’autres fronts et ne pas être impliquée dans les bombardements des centres médicaux. Malgré les accusations de l’opposition de viser les populations civiles.

Selon l’OSDH, depuis la fin de la trêve mardi, quelque 71 civils ont péri. Les écoles d’Alep-Est ont déclaré pour leur part que les cours étaient suspendus le 18 et 19 novembre afin d’assurer "la sécurité des élèves et des enseignants après les frappes aériennes barbares".

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