Syrie : de nouvelles images d'Omran, cet enfant devenu le symbole de l'horreur d'Alep, diffusées par une télé pro-gouvernementale

Syrie : de nouvelles images d'Omran, cet enfant devenu le symbole de l'horreur d'Alep, diffusées par une télé pro-gouvernementale

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SYRIE - Sur les photos et la vidéo publiées lundi par la chaîne pro-gouvernementale syrienne, Omran apparaît en bonne santé. C'est la première fois que ce petit garçon, devenu le symbole de l'horreur du conflit syrien, réappparaît publiquement depuis le bombardement de son immeuble à Alep.

Son corps frêle, poussiéreux et ensanglanté, assis sagement sur le siège d’une ambulance après un bombardement, avait ouvert les yeux du monde sur le conflit syrien. Omran Daqneesh, trois ans, avait été filmé en août 2016 par le centre des médias d’Alep. Il venait d’être secouru après le bombardement de son immeuble par le régime syrien. Sous le choc, le petit garçon au regard vide avait alors symbolisé toute l’horreur de ce conflit. Transporté à l’hôpital et sorti le lendemain, il avait ensuite disparu du champ de vision des caméras. Jusqu’à cette semaine.


Lundi, de nouvelles images d’Omran ont en effet émergé sur la Toile. Elles ont été postées sur Facebook par la présentatrice Kinana Allouche, qui officie pour la chaîne de télévision pro-gouvernementale Al Mayadeen TV. Sur les photos et la petite vidéo publiées, le petit garçon apparaît en bonne santé, au côté de son père. Malgré les événements, qui ont notamment coûté la vie à son grand frère, sa famille n'a jamais quitté Alep et serait toujours restée loyale envers le président Bachar al-Assad. Selon son père d’ailleurs, les rebelles et les médias internationaux auraient utilisé l’image de son fils dans le but d'attaquer le régime syrien. Aujourd'hui, il dit avoir changé la coupe de cheveux de son fils pour le rendre méconnaissable. Certains individus auraient menacé de le kidnapper et des rebelles auraient tenté de l'intimider, rapporte le Guardian.

Après avoir échangé avec le père d'Omran, la journaliste a réalisé quelques photos avec le petit garçon, légendées comme suit : "Il vit désormais dans le pays syrien avec son armée, son chef et son peuple". L'année dernière, elle avait provoqué un scandale en postant un selfie où elle posait, tout sourire, devant les corps de rebelles syriens.

Pour le moment, il n'est pas avéré que la famille n'est pas été contraite de réaliser cette interview. Elle avait jusque-là toujours refusé de s'adresser aux médias. Le gouvernement syrien a déjà mené de tels efforts de désinformation par le passé, en promettant des récompenses aux transfuges ou aux civils déplacés s'ils dénoncaient les prétendus crimes des rebelles.

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