La pression s'accroît sur Moscou pour faire respecter le cessez-le-feu en Syrie

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STOP - La campagne aérienne contre la Ghouta orientale a tué plus de 550 civils depuis le 18 février. Après la France et l'Allemagne, les Etats-Unis ont appelé la Russie à faire cesser les combats immédiatement.

Une fois encore, la diplomatie américaine appelle à stopper les massacres en Syrie. Et une fois encore, le nombre de morts ne cesse de grimper. Ce lundi, Washington a demandé à Moscou, grande alliée du régime de Bachar al-Assad, de faire cesser l'offensive contre la Ghouta orientale. 


Ce fief rebelle aux portes de Damas est pilonné depuis des jours et des jours, sans relâche, par le régime, et cela malgré l'appel unanime à un cessez-le-feu du Conseil de sécurité de l'ONU.

"La Russie a l'influence nécessaire pour mettre un terme à ces opérations"

"Le régime syrien, et ses soutiens russe et iranien, continuent d'attaquer la Ghouta orientale, une banlieue densément habitée de Damas, malgré le cessez-le-feu demandé par le Conseil de sécurité de l'ONU", a dénoncé la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert, dans une série de tweets. "La Russie a l'influence nécessaire pour mettre un terme à ces opérations si elle décide de respecter ses obligations envers le cessez-le-feu de l'ONU", a-t-elle martelé.  


"Les Etats-Unis appellent à l'arrêt immédiat des opérations offensives et à ouvrir d'urgence l'accès aux travailleurs humanitaires pour qu'ils soignent les blessés et livrent une aide humanitaire absolument nécessaire", a enfin exhorté Heather Nauert. 

La Russie a ordonné l'instauration d'une "trêve humanitaire" quotidienne dans la Ghouta orientale, "à partir du 27 février de 09h00 à 14h00", avait indiqué plus tôt lundi le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, cité par les agences russes. 

Les bombardements continuent

Pour autant, des bombardements meurtriers se sont encore abattus lundi sur cette zone, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Même si le pilonnage du régime syrien a baissé en intensité ces dernières 48 heures. 

L'annonce russe et l'arrêt partiel des bombardements interviennent alors que l'ONU, comme Washington et plusieurs puissances occidentales, exigent l'application immédiate de la résolution du Conseil de sécurité adoptée à l'unanimité samedi et exigeant la mise en place d'un cessez-le-feu de trente jours en Syrie pour permettre la distribution d'aide humanitaire et l'évacuation des blessés. D'une rare violence, la campagne aérienne contre la Ghouta orientale a tué plus de 550 civils en moins de 10 jours.

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