Tara Farès, l'ex-miss aux 2 millions de fans abattue en pleine rue : "Son seul crime, c’était d’avoir choisi la vie"

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ÉGÉRIE - Une mannequin très populaire a été abattue jeudi, au volant de sa voiture, dans les rues de Bagdad. Une enquête a été ouverte à la demande du Premier ministre irakien pour éclaircir les circonstances de ce meurtre.

Une "influenceuse" dont le crime était son compte Instagram. A 22 ans, Tara Farès a été tuée dans les rues de sa ville de naissance, ce jeudi 27 septembre. Abattue par trois balles à Camp Sarah, un quartier du centre de Bagdad, elle était alors au volant de sa Porsche blanche décapotable. 

Un mode de vie qui dérangeait

Tara Farès était bien connue en Irak. Mannequin, elle avait été élue Miss Bagdad et continuait à être très suivie par ses 2,7 millions d‘abonnés sur Instagram. Comme une partie de la jeunesse irakienne, elle trouvait sur les réseaux sociaux un espace de liberté. Alors elle s’affichait, cheveux détachés et colorés. Sur les quelques 300 photos de son compte Instagram, elle fume, montre ses tatouages et ses manucures, tout ça en tenues en vogue. Un mode de vie qui dérangeait dans ce pays ultra-conservateur.

Trois autres femmes abattues en quelques mois

Cet assassinat a ému une grande partie des  internautes, qui ont envoyé des messages de soutien sur les réseaux sociaux. Ainsi, l’un d’eux lui rend hommage sur Twitter en écrivant : "Son seul crime, c’était d’avoir choisi la vie, au mauvais endroit". Un autre, plus virulent, interpelle sur les suites possibles de ce crime :"Ce jeudi, c'était Tara (...) Jeudi prochain, qui est-ce que ce sera? Où va l'Irak ?"

"Où va l’Irak" une question que se pose une partie de la jeunesse irakienne alors que récemment, trois femmes engagées sont mortes dans des circonstances mystérieuses. Mercredi passé, la mission de l'ONU en Irak s'était déjà alarmée de la mort de Souad al-Ali. Egalement tuée par balles, elle était une militante des droits de l'Homme. Et le mois dernier, deux femmes travaillant dans le monde de la mode à Bagdad sont aussi décédées, comme le relève CNN. Rafeef al-Yaseri surnommée la "Barbie de l’Irak", a été tuée à son domicile le 16 août. Travaillant dans la chirurgie plastique, elle organisait des programmes nationaux spécialisés dans les affaires médicales pour les femmes. Et, une semaine plus tard, Rasha al-Hassan, propriétaire et directrice d’un centre de beauté, était retrouvée morte chez elle. Des morts inexplicables, et qui ont poussé le premier ministre à demander l’ouverture d’une enquête.

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