Tensions en Méditerranée : la Grèce annonce l'achat de 18 avions Rafale à la France

Hier, le président turc a lancé une nouvelle mise en garde contre son homologue français dans le cadre du conflit entre la Turquie et la Grèce en Méditerranée orientale. On vous explique ce qu'il veut dire.
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MEDITERRANEE - Alors que les tensions battent leur plein entre la France et la Turquie après que cette dernière est venue explorer des eaux revendiquées par la Grèce, la péninsule hellénique a annoncé, samedi 12 et dimanche 13 septembre, l'achat d'armes en vue de former un "bouclier national".

En plein épisode de tensions entre la France, la Turquie et la Grèce, voilà qui ne devrait pas améliorer l'état des relations entre Ankara et Paris. Samedi 12 septembre, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a annoncé l'achat de dix-huit avions, dont six neufs et douze d'occasion, pour une livraison prévue en 2021 et un achat conclu début 2022, a-t-il précisé le lendemain. 

L'heure est venue de renforcer nos forces armées- Kyriakos Mitsotakis, Premier ministre grec

Le chef du gouvernement ne s'en est pas caché, cet achat intervient alors que l'animosité entre le pays et son voisin turc est montée d'un cran, ces dernières semaines. "L'heure est venue de renforcer nos forces armées", a-t-il justifié, qualifiant cet achat, complété par celui d'armes anti-chars, de torpilles et de missiles, de "bouclier national". Kyriakos Mitsotakis a légitimé ces achats en accusant la Turquie de "menacer" les frontières orientales de l'Europe et de "mettre en péril" la sécurité régionale. 

Un nouvel épisode dans la guerre des nerfs qui oppose les deux pays après que, le 10 août, Ankara avait envoyé un navire de prospection sismique accompagné de navires de guerre dans des eaux revendiquées par la Grèce, mais où la Turquie revendique le droit d'exploiter des gisements d'hydrocarbures. De quoi pousser Athènes à montrer les muscles en lançant des manœuvres navales, avec le soutien notamment de la France.

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La tension ne se désamorçant pas, la France a exhorté le régime de Recep Tayyip Erdogan à cesser ses "comportements inadmissibles" dans cette région. Pas de quoi freiner le président turc qui, samedi 12 septembre, répliquait à Emmanuel Macron d'un avertissement : "Ne nous cherchez pas querelle". Tout en invitant le président français à ne pas donner de leçon en matière d'impérialisme, eu égard à son passé colonial.

En attendant un prochain épisode de tensions, la ministre des Armées Florence Parly a vu dans cet achat massif une poursuite de l'action française "en faveur d'une Europe de la défense plus forte, plus autonome et unie" et s'est félicitée d'un choix qui "vient renforcer le lien entre les forces armées grecques et françaises". 

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