Migrants enfermés dans une remorque au Texas : le chauffeur risque la peine de mort

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MACABRE - Dans une remorque retrouvée sur un parking de San Antonio (Texas, Etats-Unis), les enquêteurs ont fait la découverte de dizaines de migrants, dont huit étaient morts et deux sont décédés par la suite. Le conducteur du camion, James Matthew Bradley Jr, a été inculpé lundi. Les autorités privilégient la piste du trafic d’être humains.

Il dit ne pas n’avoir remarqué qu’il transportait des dizaines de personnes dans sa remorque. James Matthew Bradley Jr, un Américain de 60 ans, a été inculpé lundi après la macabre découverte faite par les enquêteurs dans son camion dimanche, sur le parking d’un supermarché de San Antonio (Texas). 

Huit personnes ont été retrouvées mortes dans le fond de cette remorque surchauffée où se trouvaient trente autres personnes, souffrant de coup de chaleur et de déshydratation. Deux d’entre elles sont décédées par la suite à l’hôpital. Une quinzaine de blessés - dont deux enfants - sont toujours dans un état critique.

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Les services d'immigration que la température peut avoir atteint 65 degrés Celsius dans le camion qui a pu transporter une centaine de personnes au total, la plupart s’étant échappées.

L'alerte a été donnée quand un des clandestins a demandé de l'eau à un employé sur le parking où était garé le camion, tôt dans la nuit dimanche.

Les témoignages des migrants présents dans le camion, dont de nombreux Mexicains, font état des conditions effroyables dans lesquelles ils ont été transportés, suffoquant, certains s’évanouissant. "Il y avait un trou dans la remorque, les gens se relayaient à tour de rôle pour y respirer", décrit l’un d’eux. "Les gens ont frappé sur le mur du camion et ont fait du bruit pour attirer l'attention du chauffeur. Il ne s'est jamais arrêté".

Le conducteur, un homme de 60 ans originaire, été retrouvé par la police dans la cabine de son camion. Il a expliqué ne pas avoir remarqué la présence des dizaines de personnes dans sa remorque jusqu'à ce qu'il s'arrête sur le parking du supermarché. C'est alors qu'il dit avoir constaté "des bruits et de l'agitation", selon le procureur, puis essayé d'aider les personnes retenues dans sa remorque après les avoir découvertes. Il n’a pourtant pas appelé les services de secours.

Pour ce trafic d’être humains présumé, auquel pourrait être mêlé le cartel de la drogue mexicain des Zetas, il risque la peine de mort ou la prison à perpétuité.

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