Thaïlande : Facebook active son Safety Check par erreur, vent de panique à Bangkok

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BOULETTE – Piégé par une fausse information faisant état d’une explosion dans le centre de Bangkok, le réseau social américain a déclenché mardi par erreur son "Safety Check". Une bourde qui a provoqué un vent de panique dans la capitale thaïlandaise.

La panique, pour rien. Trompé par des sites internet faisant état de fausses informations, ou du moins datées, concernant une explosion dans le centre de Bangkok, Facebook a activé mardi son dispositif "Safety Check" par erreur, suscitant l’affolement dans la capitale thaïlandaise. Selon The Verge, qui a rapporté la nouvelle, l’information erronée faisait en fait référence à un attentat perpétré en août 2015 près d’un sanctuaire très fréquenté de la ville


Un attentat curieusement remis au goût du jour par le Bangkok Informer, un site - subitement devenu indisponible - à la fiabilité toute relative, qui a provoqué un effet boule de neige, plusieurs autres médias se mettant à reprendre l’information. Et pour corser le tout, explique la BBC en Thaïlande, au même moment, un homme s’est mis à jeter des pétards depuis le toit d’un bâtiment gouvernemental, ce qui a contribué à entretenir la confusion. 

Une modification de la procédure de déclenchement en cause ?

Dans un communiqué publié après l’imbroglio, Facebook a tenté d’atténuer sa responsabilité. "Le Safety Check a été activé [mardi] en Thaïlande suite à une explosion", écrit le réseau social. "Comme pour toutes les activations de Safety Check, Facebook compte sur un tiers de confiance pour confirmer l'incident, puis sur la communauté pour utiliser l'outil et partager avec ses amis et sa famille."


L’erreur pourrait provenir d’un changement dans la procédure de déclenchement du "Safety Check". Facebook avait en effet annoncé fin novembre que ses utilisateurs seraient désormais en mesure d’activer eux-mêmes l’outil. Objectif avoué à l’époque : "Donner les moyens à notre communauté de faire plus de bien dans le monde et de les aider à rester en sécurité."

Une erreur qui n’est pas la première…

De quoi, peut-être, forcer Facebook à revoir sa copie. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le Safety Check est pris en faute. Au mois de mars dernier, après un terrible attentat visant des chrétiens qui célébraient Pâques – 72 morts et plusieurs centaines de blessés – à Lahore, au Pakistan, des utilisateurs du monde entier avaient reçu des notifications les priant de faire savoir qu’ils se trouvaient en sécurité. Le réseau social avait alors plaidé le "bug informatique".

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Après les attentats du 13 novembre, le "Safety check" de Facebook vu comme "très positif"

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