La fête est finie : la crise du Covid va coûter "très cher" à la Costa Brava

La fête est finie : la crise du Covid va coûter "très cher" à la Costa Brava

AU BORD DU GOUFFRE - Si le monde entier vit au ralenti à cause de la pandémie, une région est particulièrement touchée par cette crise : la fameuse Costa Brava, en Espagne. À Lloret del Mar, où le tourisme est omniprésent, la situation devient critique.

Une ville-fantôme. Depuis un an, les rues de Lloret Del Mar, ville hyper touristique située sur la fameuse Costa Brava espagnole,  sont désespérément désertes. Faute de touristes étrangers, les bars, discothèques et autres établissements drainant un maximum de population ont fermé leurs portes, à l'instar du Disco Privé, la plus grande boîte de nuit de la région. 

Eva Lilla, la propriétaire des lieux, est très inquiète quant à l'avenir de son établissement, qui pouvait accueillir près de 4.500 personnes dans trois salles différentes. À cause de la pandémie, elle n’a ouvert que 14 jours en 2020, voyant la saison touristique totalement perdue. 

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En contrepartie, la femme d'affaires a reçu dix millions d'euros d’aide de l’État, une somme à peine suffisante pour couvrir ses charges fixes. "Si la situation ne s’améliore pas, toutes les boîtes de nuit vont fermer, les bars aussi. C’est vraiment compliqué, on ne tiendra pas longtemps." Selon elle, son établissement ne pourra tenir que six mois supplémentaires, avant d'être contraint de mettre la clé sous la porte.

Les petits commerces condamnés

Parmi les rares établissements pouvant accueillir du public, figurent notamment les hôtels. Ainsi, alors que le tourisme représente 90% du PIB de la ville, certains tentent de sauver ce qui peut l’être, bradant leurs prestations. C'est notamment le cas de l'hôtel Marsol, un établissement quatre étoiles qui propose des nuits à 99 euros avec vue sur la mer et petit-déjeuner compris, soit une réduction de 50%. 

Pour Joan Maso, le directeur de l'hôtel, où seulement 32% des chambres sont actuellement occupées, il était indispensable d'opérer ces changements : "On travaille à perte, mais si nous étions était fermés, ce serait pire. On tente de minimiser les conséquences."

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Si les grands hôtels gardent la tête hors de l'eau pour le moment, ce n'est pas le cas des petits commerces, qui ont pour la plupart baisser définitivement le rideau. "Pour l’instant, nous n’avons pas de chiffres exacts. Mais beaucoup de petits commerces ont fait faillite et ce n’est pas fini. On a peur de voir les boutiques, les hôtels mettre la clé sous la porte, ne pas rouvrir. Cette crise va nous coûter très cher", se désole Jaume Dulsat, le maire de Lloret del Mar.

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