"Tout le monde sait que les murs fonctionnent" : Trump justifie "l'urgence nationale" pour le mur à la frontière mexicaine

"Tout le monde sait que les murs fonctionnent" : Trump justifie "l'urgence nationale" pour le mur à la frontière mexicaine
International
ANNONCE - Jeudi soir, la Maison Blanche a confirmé que le président américain Donald Trump allait déclarer l'"urgence nationale" pour permettre le financement du mur à la frontière mexicaine. En contrepartie, Trump devrait approuver le compromis budgétaire pour éviter un nouveau shutdown, adopté par le Sénat et la Chambre des représentants.

Lors d'une conférence de presse, le président américain a confirmé vendredi 15 février qu'il activerait "l'urgence nationale" afin d'obtenir la construction de ce mur à la frontière mexicaine. "Tout le monde sait que les murs fonctionnent", a-t-il martelé, évoquant une "invasion" de migrants en situation illégale.


Une annonce qui suit celle de la Maison-Blanche, la veille, qui indiquait que le président activerait la procédure exceptionnelle  qui lui permettra de boucler le financement du mur qu'il veut construire à la frontière avec le Mexique, dans le but de lutter contre l'immigration clandestine.


Dans un communiqué publié sur Twitter, la porte-parole de l'administration Trump, Sarah Sanders, avait ainsi annoncé : "Le président signera la loi sur le financement du gouvernement fédéral et, comme il l'a déjà dit, agira aussi par décrets - avec en particulier l'urgence nationale - afin de mettre fin à la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière. Une nouvelle fois, le président tient sa promesse de construire le mur, de protéger la frontière et d'assurer la sécurité de notre grand pays."

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Trump défend son mur dans un discours offensif

Le Sénat et la Chambre des représentants valident le compromis budgétaire négocié

Suite à cette déclaration de la Maison Blanche, le Sénat, contrôlé par les républicains, avait approuvé à une large majorité le compromis budgétaire pour éviter un nouveau shutdown. Un texte âprement négocié entre les républicains et démocrates au Congrès ces derniers jours.


Ce fameux compromis, ne comprenant qu'1,3 milliard de dollars au lieu des 5,7 milliards exigés pour le mur promis par Trump, et ne mentionnant pas le mot "mur" mais plutôt "barrière" ou "clôture", est  voté quelques heures plus tard à la Chambre des représentants, à majorité démocrate. Il doit désormais être transmis au président pour sa promulgation. Donald Trump  s'était dit "très mécontent" de cet accord. 

"L'urgence nationale", une procédure exceptionnelle

Une loi de 1976, le "National Emergencies Act", autorise le président des Etats-Unis à invoquer une "urgence nationale" pour activer des pouvoirs extraordinaires, qui permettraient à Donald Trump de contourner le Congrès et de s'appuyer sur l'armée pour construire le mur qu'il réclame. 


Georges W.  Bush et Obama avaient fait usage de ces dispositions, après les attentats du 11 septembre 2001 pour le premier, et lors de l'épidémie de grippe H1N1 pour le second. Des circonstances bien différentes que pour la promesse de campagne de Trump, sur lesquelles l'opposition devrait s'appuyer pour initier des poursuites judiciaires contre le président en place. 

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