Lutte anti-drogue : saisie du premier "narco sous-marin" construit en Europe

Lutte anti-drogue : saisie du premier  "narco sous-marin" construit en Europe

DROGUE - Le "premier semi-submersible construit sur le territoire européen" vient d'être saisi en Espagne. Les narcotrafiquants avaient l'intention d'utiliser ce sous-marin pour acheminer des tonnes de cocaïne, en toute discrétion.

Long de neuf mètres, ce sous-marin de fabrication artisanale pouvait embarquer jusqu’à deux tonnes de drogue. Il a été découvert dans un entrepôt à Malaga, dans le sud de l'Espagne, lors d'une opération de police. Les narcotrafiquants n’ont pas eu le temps de l’utiliser. "Nous pensons que ce submersible devait rejoindre un bateau-mère au large qui devait lui transférer sa cargaison de cocaïne afin de la faire parvenir jusqu’à sa destination finale en Europe", a déclaré lundi Rafel Perez, chef de la police espagnole, lors d'une conférence de presse.

Selon un communiqué de l'agence de police européenne (Europol), il s'agit "du premier semi-submersible construit sur le territoire européen". Habituellement, les trafiquants de drogue partent d’Amérique latine en direction des États-Unis ou de l’Europe. En novembre 2019, la police avait d'ailleurs intercepté en Espagne ce qui était considéré comme le premier narco-sous-marin jamais saisi en Europe, mais qui avait été construit en Amérique latine où leur utilisation est courante. 

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Une opération internationale

D'après les enquêteurs, l'engin devait servir à alimenter un réseau au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et au Portugal.

Sa découverte a eu lieu au cours d'une vaste opération impliquant aussi les polices de Colombie, des Pays-Bas, du Portugal, des États-Unis et du Royaume-Uni. Au total, plus de 300 agents ont participé à l'enquête qui a débuté l'année dernière lorsque la police a découvert un réseau impliqué dans le trafic de grandes quantités de cocaïne, de haschisch et de marijuana. 

Au total, 52 personnes ont été arrêtées et la police espagnole a perquisitionné 47 domiciles à Barcelone, Malaga et dans huit autres villes espagnoles. Outre le sous-marin, ils ont également découvert dans la région de Barcelone un laboratoire sophistiqué capable de produire 750 kilos de drogue par mois, un bateau en fibre de verre de 15 mètres, 400 kilos de cocaïne, 700 kilos de haschisch et plus de 100.000 euros en espèces.  

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Dirigée par des ressortissants espagnols, colombiens et dominicains, l'organisation était basée en Catalogne, dans le nord-est de l'Espagne. En novembre, la police avait arrêté le chef du réseau dans la ville côtière de Tarragone, à l'est, ainsi que 13 complices. Une autre branche du réseau, située sur la Costa del Sol, dans le sud de l'Espagne, avait été découverte le mois dernier.

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