Et si Donald Trump accordait une grâce présidentielle à ses enfants et à lui-même ?

Et si Donald Trump accordait une grâce présidentielle à ses enfants et à lui-même ?

AUTO-PARDON - Selon le New York Times, le président sortant aurait discuté avec ses conseillers de la possibilité d'accorder une "grâce préventive" à ses enfants aînés. Mais aussi à lui-même, pour éviter des ennuis judiciaires à venir.

Vers une grâce collective pour le clan Trump ? A six semaines de son départ de la Maison Blanche, les spéculations vont bon train aux États-Unis concernant la grâce présidentielle que Donald Trump pourrait accorder à des membres de sa famille, mais aussi à lui-même. Objectif : éviter des ennuis judiciaires, nombreux, à l'issue de son mandat.

C'est en effet l'un des privilèges dont dispose le président sortant. En vertu de l'article II de la Constitution américaine, il peut "accorder des sursis et des grâces pour les infractions contre les États-Unis", sauf en cas de procédure d’impeachment. Cette prérogative peut être accordée "sans limite", tant que la peine est fédérale, a précisé la Cour Suprême. Raison pour laquelle Donald Trump ne s'est pas privé. Depuis le début de son mandat, il a accordé des grâces ou des réductions de peine à plusieurs alliés politiques, dont son ancien conseiller de campagne Roger Stone, un ex-shérif controversé de l'Arizona Joe Arpaio, le militant républicain Dinesh D’Souza ou encore en début de semaine, son ex-conseiller Michael Flynn. Mais il pourrait aller plus loin ces prochains jours.

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Une "grâce préventive"

Ce mardi, le New York Times a en effet révélé que le républicain aurait discuté avec ses conseillers de la possibilité d'accorder une "grâce préventive" aux trois plus âgés de ses enfants. À savoir Donald Trump Jr., Eric Trump et Ivanka Trump. Son gendre Jared Kushner, conseiller à la Maison Blanche depuis le début du mandat du milliardaire et son avocat personnel, Rudy Giuliani, seraient également concernés. Pour le président sortant, cela permettrait d'écarter les ennuis judiciaires qui pourraient très vraisemblablement se profiler pour eux à sa sortie de la Maison Blanche. Comme le rappelle le New York Times, une "enquête du procureur de Manhattan sur l'organisation Trump" pourrait être étendue "à des déductions fiscales sur plusieurs millions de dollars d'honoraires de consultation de la société, dont une partie semble avoir été versée à Ivanka Trump".

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S'il n'est pas propre à Donald Trump – tous ses prédécesseurs ont usé de ce même privilège -, ce pouvoir pourrait également être détourné ces prochaines semaines. Car le président sortant envisagerait d'utiliser cette présidentielle pour lui-même. C'est en tout cas ce qu'avancent certains experts et analystes politiques outre-Atlantique, selon lesquels il pourrait ainsi éviter ce qui lui est reproché en justice en lien avec son mandat. Certains médias avancent déjà une théorie :  Donald Trump pourrait démissionner avant la passation de pouvoir prévue fin janvier. Mike Pence, son actuel vice-président, assumerait de facto le rôle de président. Et pourrait alors accorder la grâce à Donald Trump. Improbable ? Depuis son arrivée au pouvoir, le magnat de l'immobilier a souvent mis sur le tapis l'article II de la Constitution. "J'ai le droit absolu de me PARDONNER moi-même, mais pourquoi ferais-je cela alors que je n'ai rien fait de mal ?", lançait-il en 2018 sur Twitter.

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