Treize "escape room" fermées en Pologne après la mort de cinq adolescentes

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POLOGNE - Le gouvernement polonais a ordonné la fermeture de treize "escape room" ce dimanche après que cinq jeunes filles sont décédées dans l’incendie d’une de ces salles de jeu.

Treize "escape room" fermées, et plus de 100 considérées "dangereuses". Ce dimanche 6 janvier, le gouvernement polonais a pris des mesures fortes pour répondre à la mort de jeunes adolescentes décédées dans l’une de ces salles de jeu à cause d’un "manquement à la sécurité incendie".


Les cinq jeunes filles de 15 ans sont restées piégées vendredi dernier dans un de ces établissements, où l’objectif est de répondre à plusieurs énigmes afin de pouvoir s’évader, à Koszalin, dans le nord de la Pologne. Outre ces victimes, un homme de 25 ans a été grièvement brûlé.

100 salles "dangereuses"

Le ministre de l'Intérieur polonais a ordonné dès vendredi un contrôle des mesures anti-incendie dans toutes les salles de jeu du pays. Le Premier ministre, Mateusz Morawieck, a promis de son côté que tous les établissements ne répondant pas aux normes de sécurité seraient fermés.


C’est désormais chose faite. Les pompiers ont inspecté quelques 200 "escape room", sur les 1000 que compterait le pays, au cours du week-end. Plus d'une centaine étaient dangereuses et 13 ont été immédiatement fermées.

"Manquement délibéré à la sécurité nationale"

L'homme propriétaire de l’établissement où sont décédées les adolescentes a été inculpé ce dimanche de "manquement délibéré à la sécurité incendie et homicide involontaire par incendie", selon le parquet de Koszalin, cité par l'AFP. L'exploitant de la salle, identifié comme Milosz S., n’aurait ainsi pas mis en place les issues de secours et le système de chauffage adéquat. L’accusé a, pour sa part, nié toute négligence ou tout acte répréhensible, selon ses avocats cité par CNN ce lundi.


Le procureur a également expliqué que des bouteilles de gaz auraient provoqué l’incendie dans une petite pièce d’à peine 7 mètres carrés. La fumée toxique se serait donc répandue rapidement dans les lieux.  Ne laissant aucune issue aux jeunes femmes,  probablement décédées par asphyxie selon la même source.  


Comme le détaille RTL.be, les fenêtres avaient été condamnées. Et la seule porte visible faisait partie du jeu, dans lequel l'objectif est de s'échapper en un temps record. La poignée de la salle faisait partie des défis à relever, et elle était donc "dévissée et cachée", selon un porte-parole du ministère public de la ville de Koszalin cité par la chaîne belge.

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