Trump admet que Moscou l'a bien aidé à être élu... puis se rétracte

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La présidence Donald Trump

FLOU - Le président américain Donald Trump a admis jeudi 31 mai, pour la première fois, que la Russie l'avait aidé à être élu à la Maison Blanche en novembre 2016, avant de faire rapidement machine arrière.

Le mystère Donald Trump se poursuit. Pour la première fois, le président américain a reconnu que la Russie l'avait aidé à être élu à la tête des Etats-Unis… avant de faire machine arrière une heure plus tard. 

"Russie, Russie, Russie ! C'est tout ce qu'on entendait au début de cette chasse aux sorcières. Et aujourd'hui, la Russie a disparu parce que je n'avais rien à voir avec le fait que la Russie m'ait aidé à être élu", a tweeté le milliardaire américain.


Mais depuis les jardins de la Maison Blanche, il a corrigé le tir. "Non, la Russie ne m'a pas fait élire", a-t-il lancé, avant de s'envoler pour le Colorado.  "Vous savez qui m'a fait élire ? Je me suis fait élire", ajoutait le 45e président des Etats-Unis, qui avait suscité un tollé au sein de son propre camp lorsqu'il avait, lors d'une conférence de presse à Helsinki avec Vladimir Poutine, semblé accorder plus de valeur aux propos de son homologue russe qu'aux conclusions des agences de renseignement américaines sur ce sujet explosif.

Ces propos contradictoires interviennent au lendemain de la première déclaration publique du procureur spécial Robert Mueller qui a mené à bien l'enquête russe.  Dans un discours d'une dizaine de minutes, l'ancien patron de la police fédérale (FBI) a redit qu'il n'avait pas rassemblé "de preuves" d'une entente entre Moscou et l'équipe de campagne du candidat Trump.  Mais il a aussi pris soin de souligner qu'il ne pouvait pas exonérer le président des soupçons d'entrave à la justice. 

Trump toujours visé par une "impeachment" ?

Pour Donald Trump, l'affaire est close. "Pour moi, c'est identique au rapport (...) C'est ce que nous disons : il n'y a pas d'obstruction, pas de collusion, il n'y a rien, rien si ce n'est une chasse aux sorcières", a-t-il martelé. Interrogé sur le professionnalisme de Robert Mueller, il a directement mis en doute son intégrité : "C'est quelqu'un qui n'aime pas Donald Trump".


Si l'allocution du procureur n'a pas apporté d'éléments véritablement nouveaux, elle a relancé les appels à entamer une procédure de destitution à l'encontre du milliardaire, un sujet qui divise profondément les démocrates. Ces derniers disposent de la majorité à la Chambre des représentants et sont donc en mesure de lancer cette procédure d'"impeachment". Mais, compte tenu de la majorité républicaine au Sénat, elle est quasiment sûre d'échouer.

Plusieurs candidats à la primaire, dont les sénatrices Kamala Harris et Elizabeth Warren, se sont dits favorables à une initiative en ce sens. Nombre de ténors démocrates sont cependant réticents à s'engager dans cette voie, craignant que cette bataille ne rende inaudible leur message de campagne et exaspère des électeurs, lassés des guerres politiques à Washington. 


Donald Trump redoute-t-il le lancement d'une procédure de destitution ?  "Je ne vois pas comment ils pourraient faire cela", a-t-il répondu jeudi avant de monter dans l'hélicoptère présidentiel Marine One, qui l'attendait sur les pelouses de la Maison Blanche. "Toute cette affaire n'est qu'un gigantesque harcèlement présidentiel", a-t-il poursuivi.

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