"Je ne crois pas qu'elles soient capables d'aimer notre pays": Trump attaque de nouveau quatre élues démocrates

International
ÉTATS-UNIS - Donald Trump a persisté dimanche dans ses violentes attaques contre quatre élues démocrates du Congrès issues de minorités. Il qualifie ces dernières de "faibles et instables".

Un énième tweet virulent de la part de Donald Trump. Le président américain s'est attaqué une nouvelle fois à des élues du Congrès américain. "Je ne crois pas que les quatre femmes du Congrès soient capables d'aimer notre pays", a-t-il déclaré sur Twitter. "Elles devraient présenter leurs excuses à l'Amérique (Israël) pour les choses horribles (et haineuses) qu'elles ont dites", a-t-il ajouté. "Elles détruisent le Parti démocrate, mais sont des personnes faibles et peu sûres qui ne peuvent jamais détruire notre grande nation !"


Depuis une semaine, Donald Trump est sous le feu des critiques pour ses attaques contre ces femmes, à qui il a plusieurs fois conseillé de "retourner" dans les pays d'où "elles viennent" - alors même que trois d'entre elles sont nées aux Etats-Unis. 

Les élues de la Chambre des représentants - Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan) - ont répliqué plus tôt dans la semaine en dénonçant des attaques "ouvertement racistes". Mardi 16 juillet, la chambre basse du Congrès, à majorité démocrate, a adopté une motion condamnant "fermement les commentaires racistes" du président, qui ont également attiré les critiques de dirigeants étrangers comme la chancelière allemande Angela Merkel. 

   

Mais ces condamnations ne freinent pas le président américain, qui semble bien décidé à creuser les fractures de l'Amérique et miser sur la mobilisation de sa base électorale pour être réélu lors de la présidentielle de 2020. Mercredi 17 juillet, un meeting du milliardaire septuagénaire en Caroline du Nord avait provoqué un tollé : ses partisans galvanisés avaient scandé "Renvoyez-la! Renvoyez-la!" à l'encontre spécifiquement d'Ilhan Omar, fille de réfugiés somaliens devenue américaine. Donald Trump avait ensuite pris un peu de distance, assurant que ces chants ne lui "avaient pas plu".  


Après avoir marqué les élections de mi-mandat en novembre en devenant l'une des deux premières femmes de confession musulmane élues au Congrès américain - avec Rashida Tlaib -, Ilhan Omar a par la suite créé la controverse avec des 

commentaires sur Israël jugés antisémites par de nombreux élus.

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