Trump persiste contre Obama, l'ancien chef du renseignement US nie tout placement sur écoute

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"WATERGATE" - Donald Trump accuse son prédécesseur, Barack Obama, de l'avoir mis sur écoute pendant la campagne présidentielle et souhaite que le Congrès mène ses propres investigations. Le FBI, lui, exige un démenti de ses propos.

"Il n'y a pas eu d'écoutes téléphoniques organisées contre le président-élu à l'époque, ni quand il était candidat, ni contre son équipe de campagne", a déclaré James Clapper, qui a quitté ses fonctions à la tête du renseignement américain fin janvier, pendant l'émission "Meet the Press" sur NBC.


Le président américain Donald Trump a persisté ce dimanche dans ses accusations explosives d'écoutes téléphoniques dont il aurait été victime de la part de Barack Obama, en demandant une enquête au Congrès. Mais il ne cesse de provoquer le scepticisme sur la réalité de ces faits.

Selon le New York Times, qui cite des responsables anonymes, le patron du FBI, James Comey, responsable réputé pour son indépendance, a demandé au ministère de la Justice de démentir publiquement ces accusations "soutenues par aucune preuve". Le ministère n'a pas accédé à cette requête. 

Donald Trump fait référence au Watergate, les démocrates affligés

Les démocrates accusent Donald Trump de chercher à détourner l'attention de la polémique suscitée par les relations qu'ont entretenues des membres de son entourage avec l'ambassadeur de Russie pendant la campagne. L'ancien porte-parole de Barack Obama, Josh Earnest, a assuré que le président n'avait pas l'autorité pour ordonner de telles écoutes. 


D'après la loi américaine, la mise en place d'écoutes nécessite un mandat d'un juge fédéral qui doit être convaincu que la cible est un "agent d'une puissance étrangère". A la question de savoir si un tel mandat avait été délivré, James Clapper a répondu : "Je peux le démentir."


Donald Trump, lui, enfonce le clou en faisant référence au Watergate sur son compte Twitter : "Comment le président Obama a-t-il pu tomber assez bas pour mettre mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C'est Nixon/Watergate. Un sale mec (ou un malade)."

Ce dimanche, la Maison Blanche a demandé au Congrès d'enquêter. Dans un communiqué, le porte-parole Sean Spicer assure que "les rapports concernant des enquêtes aux motivations politiques potentielles juste avant l'élection de 2016 sont très inquiétants [...]  Le président Donald J. Trump demande que, dans le cadre de leurs enquêtes sur l'activité russe, les commissions sur le renseignement au Congrès exercent leur autorité de supervision pour déterminer si les pouvoirs d'enquête de la branche exécutive ont été outrepassés en 2016."


Messsage reçu par le président républicain de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Devin Nunes. Celle-ci cherchera "à savoir si le gouvernement (avait) mené des activités de surveillance sur des responsables ou des représentants de l'équipe de campagne d'un parti politique", a-t-il dit.
  

Les accusations contre Barack Obama avaient été catégoriquement démenties samedi par son porte-parole. Elles s'appuieraient, selon les médias, sur un reportage du site d'information d'extrême droite Breitbart News, fer de lance de l'idéologie qui a mené Donald Trump au pouvoir, et dont l'ex-patron est Steve Bannon, conseiller en stratégie de Donald Trump.

Ces nouvelles controverses surviennent alors que M. Trump avait reçu un accueil favorable pour son discours "très présidentiel" mardi dernier devant le Congrès.

La semaine qui s'ouvre pourrait également être riche en controverses avec la signature par le président, peut-être dès lundi, d'un nouveau décret sur l'immigration qui devrait de nouveau interdire l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants de plusieurs pays musulmans.

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