Tsunami en Indonésie : les survivants en proie à la faim et à la maladie

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INTERNATIONAL - Depuis samedi, les secouristes sont à pied d'oeuvre pour rechercher les survivants du tsunami qui a frappé soudainement l'archipel. Les rescapés doivent faire face à des conditions

Les opérations de secours continuent et la situation est toujours tendue. Les sauveteurs s'efforçaient mardi d'apporter de l'aide aux régions dévastées par un tsunami consécutif à une éruption volcanique en Indonésie mais le manque d'eau potable et de médicaments se faisait cruellement sentir parmi les milliers de personnes réfugiées dans des centres d'urgence. Les travailleurs humanitaires mettaient en garde contre les risques de crise sanitaire alors que le bilan du désastre avoisine désormais les 400 morts. 


"De nombreux enfants sont malades, ils ont de la fièvre, mal à la tête et n'ont pas assez d'eau", explique Rizal Alimin, un médecin de l'ONG Aksi Cepat Tanggap, dans une école transformé en abri de fortune. Le tsunami a frappé soudainement samedi soir les rives du détroit de la Sonde, qui sépare les îles de Sumatra et de Java, faisant 373 morts, plus de 1.400 blessés et 128 disparus, selon le dernier bilan de l'Agence nationale de gestion des catastrophes. 

La peur toujours présente

Plus de 5.000 personnes ont été évacuées. Les experts mettent en garde contre le risque de nouvelles vagues mortelles dues à l'activité volcanique. Bon nombre de réfugiés ont encore trop peur pour rentrer chez eux, comme en témoigne Neng Sumarni, 40 ans, qui dort avec ses trois enfants et son époux à même le sol de l'école, avec une trentaine d'autres : "Je suis ici depuis trois jours. J'ai peur car ma maison est tout près de la plage". Abu Salim, volontaire de l'association Tagana, explique que les travailleurs humanitaires peinent à stabiliser la situation. 

"Aujourd'hui, on met l'accent sur l'aide aux réfugiés qui sont dans des centres, on installe des cuisines, on distribue des équipements logistiques et plus de tentes dans des endroits plus adéquats", a-t-il dit à l'AFP. Les gens "n'ont toujours pas accès à l'eau potable. De nombreux réfugiés sont partis sur les hauteurs et nous ne sommes pas parvenus à les atteindre".


Les secouristes acheminaient l'aide principalement par la route. Deux bateaux du gouvernement faisaient également route vers plusieurs îles proches de la côte de Sumatra où les habitants sont pris au piège. Des équipes de secouristes munis d'excavatrices et d'autres équipements lourds tentaient de dégager les débris. Certains sauveteurs travaillaient à mains nues.


D'après les experts, la catastrophe de samedi est consécutive à une éruption modérée de l'Anak, qui a provoqué un effondrement sous-marin d'une partie du volcan et le déplacement de vastes quantités d'eau. Nombreux sont ceux qui pointent du doigt les défaillances du système d'alerte et de détection.  

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