Tuerie dans un lycée au Texas : que s'est-il passé ?

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DRAME - La violence par armes à feu a à nouveau frappé, vendredi 18 mai, aux Etats-Unis. En début de matinée, un élève du lycée de Santa Fe, dans la banlieue de Houston, a ouvert le feu, tuant plusieurs personnes.

Nouvelle tuerie de masse aux Etats-Unis. Vendredi 18 mai, un jeune homme de 17 ans a de nouveau endeuillé le pays en ouvrant le feu, à la Santa Fe High School, un lycée situé à une cinquantaine de kilomètres au Sud de Houston, la plus grande ville du Texas. Selon le dernier bilan, donné par le gouverneur de l'Etat, 10 personnes ont été tuées, et 10 autres, blessées.

Que s'est-il passé ?

Il est un peu plus de 8h, heure locale (15h à Paris), quand un individu, entrant dans une salle de classe, ouvre le feu dans les locaux du Santa Fe High School, vendredi 18 mai, alors que les cours viennent de commencer. Si l'enchaînement des événements n'a pas encore pu être précisément établi, il semble qu'après les premiers coups de feu, l'alarme du lycée s'est déclenchée, poussant les élèves et le personnel de l'école à se précipiter à l'extérieur des locaux. "Nous attendions debout, dehors, et même pas 5 minutes après, on entendait à nouveau des tirs, a indiqué une témoin à CNN. Tout le monde s'est mis à courir"


Le tireur a ensuite été arrêté, ainsi qu'un deuxième homme, qui pourrait être son complice. La police de Santa Fe a également découvert des engins explosifs, sur le site du lycée et à proximité.

Qui sont les victimes ?

"C'est avec tristesse que je peux confirmer que 10 personnes ont été tuées et que 10 autres ont été blessées", a indiqué dans un point presse le gouverneur du Texas, le républicain Greg Abbott. Selon le shérif de Santa Fe Ed Gonzalez, "la majorité [des victimes] sont probablement des élèves". Aucun détail supplémentaire n'a été communiqué officiellement par les autorités. CNN, de son côté, a annoncé la mort de 9 élèves et d'un professeur.


Le lendemain, l'ambassade pakistanaise à Washington indiquait qu'un de ses ressortissants figurait parmi les victimes. 

Que sait-on du tireur ?

Plusieurs médias américains dont CNN ont révélé que le tireur était un élève de l'école âgé de 17 ans, répondant au nom de Dimitrio Pagourtzis. Sur sa page Facebook, depuis désactivée par la firme de Mark Zuckerberg, on pouvait voir la photo d'un t-shirt siglé "Born to Kill" ("Né pour tuer", ndlr). Il se serait servi de plusieurs armes : un fusil semi-automatique, un fusil à pompe et un revolver. Le gouverneur Greg Abbott a indiqué que ces armes à feu étaient la propriété de son père, qui "les possédait légalement. Je ne sais pas si le père était au courant que son fils avait récupéré ces armes." Il explique par ailleurs que les signaux d'un passage à l'acte étaient "soit non-existants, soit très imperceptibles".


Dimitrio Pagourtzis a été arrêté par les forces de police présentes sur le campus, avant d'être interrogé. Selon le shérif, à ses côtés figure un deuxième homme, âgé de 18 ans, soupçonné de complicité, également entendu. Le jeune âge de Dimitrio Pagourtzis n'est pas sans rappelé celui du tireur du lycée Parkland, en Floride, qui avait tué 17 personnes en février dernier, suscitant un nouvel épisode du débat sur la libre circulation des armes à feu aux Etats-Unis. Plusieurs centaines de milliers de personnes s'étaient réunis à Washington, le 24 mars, pour réclamer une législation plus stricte à ce sujet. Rien que cette semaine, il s'agit de la troisième attaque de masse dans une école.

Les réactions

Fervent défenseur du second amendement de la Constitution, qui défend le droit des Américains à porter une arme à feu, Donald Trump avait rapidement réagi, laissant entendre que "les premières informations étaient mauvaises". Plus tard dans la journée, le président américain a condamné "une attaque absolument horrible" et s'est dit déterminer "à tout faire pour protéger les étudiants, sécuriser les lycées et garder les armes loin des personnes dangereuses." Sa femme Melania Trump a de son côté écrit être "de tout cœur avec Santa Fé et tout le Texas".

L'opposition au président américain a de son côté critiqué l'entêtement des responsables à ne pas s'attaquer à la NRA. L'ancien candidat aux primaires démocrates Bernie Sanders a ainsi tweeté : "Il n'y a plus grand chose à dire sur ces horribles tueries de masse scolaires auxquelles nous avons assisté tant de fois. [...] Le Congrès et Trump doivent avoir le courage de se dresser contre la NRA et faire ce que les Américains attendent. C'est assez ! Les Américains, porteurs d'arme ou non, soutiennent tous une législation sûre en matière de port d'armes. Il est temps d'agir."

L'ancienne adversaire de Donald Trump à la présidentielle Hillary Clinton ne disait pas autre chose : "Chaque jour que nous ne passons pas à agir contre la violence par armes à feu, nous faisons échec à nos enfants. Ce jour devrait être un jour d'introspection à travers l'Amérique. Et cette introspection doit déboucher sur une législation qui s'occupera de cette honte nationale".

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