Tuerie d'Orlando : Trump veut interdire la vente d'armes aux citoyens surveillés

Tuerie d'Orlando : Trump veut interdire la vente d'armes aux citoyens surveillés

ETATS-UNIS - Après la tuerie dans un club gay d'Orlando, le débat sur le port d'armes aux Etats-Unis se poursuit sur fond de campagne présidentielle. Pro armes, Donald Trump a cepedant suggéré mercredi de limiter la vente d'armes à feu.

Quatre jours après la tuerie perpétrée par un Américain se réclamant de l'organisation Etat islamique dans un club gay d'Orlando, Donald Trump a proposé, ce mercredi, de limiter la vente d'armes à feu. Ce dernier, indéfectible soutien du port d'arme, a suggéré de ne plus vendre d'armes aux personnes figurants sur des listes de surveillance anti-terroriste. Sur Twitter, le candidat républicain a indiqué qu'il allait "rencontrer des responsables du lobby des armes à feu (NRA), qui appuient (sa) candidature, sur une interdiction aux personnes qui sont sur une liste de surveillance antiterroriste ou sur une liste d'interdiction de vol, d'acheter des armes à feu".

Pointé du doigt après la pire tuerie de masse qu'ont connue les Etats-Unis, le très puissant lobby des armes, la NRA, n'a pas fermé la porte à une rencontre avec le magnat de l'immobilier. Le lobby entretient une position ambiguë sur le sujet, affirmant d'une part que les "terroristes ne devraient pas pouvoir acheter ou posséder des armes" et fustigeant d'autre part une sorte de manipulation de l'administration Obama autour de la liste des personnes qui pourraient être concernées par une telle mesure, regrettant ainsi l'absence de moyens d'extraire les Américains mis par erreur sur de telles listes. "Malheureusement, le président Obama et ses alliés préfèrent 'jouer à la politique' avec cette question", a notamment commenté Chris Cox, le directeur de la NRA-ILA, la branche politique du lobby.

Mateen placé sur une liste de surveillance

Dans le cas de la tuerie du club Pulse, à Orlando, l'auteur des faits, Omar Mateen, était placé sur une liste de surveillance anti-terroriste après avoir été interrogé à trois reprises par le FBI pour des liens présumés avec des milieux djihadistes, sans toutefois que le FBI ne donne de suites à ce dossier, a rapporté ce mercredi le sénateur démocrate de Floride Bill Nelson.

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L'adversaire démocrate de Trump dans la course à la Maison Blanche, Hillary Clinton a de son côté appelé à ce que des lois "éloignent les armes comme celles utilisées […] des mains des terroristes et des criminels". "Les armes de guerre n’ont pas leur place dans nos rues", a-t-elle notamment écrit dans un communiqué. En octobre dernier, elle s'était prononcée pour l'extension du processus de vérification des antécédents pour les personnes souhaitant acheter une arme et l'abrogation des lois protégeant les fabricants et vendeurs d'armes de poursuites en cas de responsabilité.

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