Tunisie : Daech revendique l'attentat contre la garde présidentielle

Tunisie : Daech revendique l'attentat contre la garde présidentielle

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TERRORISME - L'attentat, qui a tué 12 membres de la garde présidentielle, mardi à Tunis, a été revendiqué mercredi par l'Organisation Etat Islamique. Dans sa revendication, elle affirme qu'un kamikaze, dont elle donne l'identité, a actionné sa ceinture d'explosifs.

L'attentat qui a frappé un bus transportant la garde présidentielle tunisienne, mardi, a été revendiqué mercredi par l'Organisation Etat Islamique (OEI). Le groupe terroriste a revendiqué l'attentat dans un communiqué diffusé mercredi sur des comptes djihadistes. L'auteur de l'attaque est un Tunisien, identifié comme "Abou Abdallah al-Tounissi" et muni d'une ceinture d'explosifs, qui s'est introduit dans le véhicule et "s'est fait exploser", précise le texte.

Cet acte terroriste, qui a fait 13 morts en plein cœur de Tunis, a été perpétré à l'aide de 10 kilos d'explosifs, a annoncé mercredi le ministère de l'Intérieur. Selon le bilan officiel communiqué par les autorités tunisiennes, 12 membres de la garde présidentielle ont péri dans l'attaque. Un treizième corps a été trouvé sur le lieux du drame. Il pourrait s'agir du corps de l'auteur de l'attentat, un kamikaze, mais l'identité de cette dépouille n'a pas été confirmée par les autorités.

La charge avait été placée dans un sac à dos ou sur une ceinture, précisait le ministère, avant la revendication par l'OEI.  "Les premières analyses effectuées par la direction de la police scientifique et technique ont permis d’identifier les victimes appartenant à la sécurité présidentielle en se basant sur leurs empreintes. Le treizième corps est soupçonné d'être celui du terroriste qui a provoqué l’explosion", a ainsi précisé le ministère. "Il n’a pas été possible d’identifier le treizième corps par ses empreintes car il n’avait pas de doigts. Une identification par analyse ADN est en cours", a-t-il poursuivi.

L'hommage des élus tunisiens

L'Assemblée nationale a rendu hommage mercredi aux victimes de l'attentat qui a été perpétré dans la capitale tunisienne, quelques mois après ceux du musée du Bardo et de Sousse, mais aussi en Egypte. "Après les attentats odieux perpétrés au musée du Bardo le 18 mars dernier et près de Sousse le 26 juin, la Tunisie a été frappée une nouvelle fois par une attaque terroriste en plein coeur de Tunis dirigée contre un bus de la garde présidentielle, unité très estimée des Tunisiens", a déclaré, debout au "perchoir", le socialiste David Habib, qui officiait comme président de séance.

EN SAVOIR + >> Attentat à Tunis contre la garde présidentielle

L'Assemblée nationale entend aussi manifester sa solidarité envers le peuple égyptien, "également frappé hier (mardi) par un attentat faisant au moins sept morts", dans un assaut contre un hôtel de la péninsule du Sinaï de kamikazes du groupe Etat islamique (El), a-t-il ajouté. Comme il l'avait fait mardi, en hommage aux victimes de l'attentat de Bamako, l'hémicycle a respecté une minute de silence.

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