Turquie : Trump félicite Erdogan pour sa victoire étriquée au référendum (et le remercie pour son soutien en Syrie)

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DIPLOMATIE – Le président américain Donald Trump a appelé son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lundi soir pour le féliciter de sa victoire, la veille, au référendum qui accroît considérablement les pouvoirs de l’homme fort d’Ankara. Les deux hommes ont également évoqué la question syrienne.

Si les rapports sont tendus avec les Européens, il n’en est rien avec les Américains. Après sa courte victoire dimanche lors du référendum sur l’accroissement de ses pouvoirs, le président turc Recep Erdogan a reçu lundi soir les félicitations directes de Donald Trump. La Maison-Blanche a fait savoir que les deux dirigeants avaient échangé par téléphone. Ils n’ont, a priori, pas évoqué les doutes pesant sur le déroulement du scrutin et sur ses résultats ni au possible rétablissement de la peine de mort, envisagé par Erdogan. 

Quelques heures plus tôt pourtant, le département d'Etat américain (l’équivalent du ministère des Affaires étrangères, ndlr) avait pris note des inquiétudes exprimées par les observateurs de l'OSCE, mettant en exergue les "irrégularités" observées le jour du vote. S'il n'avait pas remis en cause les résultats de cette consultation, il avait exhorté les autorités turques à respecter l'opposition et la liberté d'expression.

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Les frappes américaines au menu de la discussion

Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan ont en revanche parlé de "l'action des Etats-Unis en réponse à l'usage par le régime syrien d'armes chimiques", a précisé la présidence, en allusion aux tirs de 59 missiles Tomahawks le 7 avril sur la base aérienne syrienne de Al-Chaayrate. Là où, selon Washington, les avions du régime de Damas avaient décollé pour mener leurs raids meurtriers. "Le président Trump a remercié Erdogan de soutenir cette action des Etats-Unis et les dirigeants ont convenu de l'importance de tenir le président syrien Bachar al-Assad pour responsable."

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Si le président turc avait salué ces frappes dès le départ, il les avait toutefois qualifiées d'insuffisantes. "Je salue cette mesure  concrète et positive. Est-ce suffisant ? Je ne crois pas", avait-il alors déclaré. Alliés dans la lutte contre Daech en Irak et en Syrie, les deux hommes "ont également discuté de la campagne anti-Etat Islamique et de la nécessité de coopérer" dans la lutte antiterroriste. 

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