Uber : 3500 employés apprennent leur licenciement dans cette vidéo d'à peine 3 minutes

Uber : 3500 employés apprennent leur licenciement dans cette vidéo d'à peine 3 minutes
International

RADICAL - Uber va de nouveau licencier plus 3.000 salariés en raison de l'impact de la pandémie de Covid-19 sur son activité. Un coup dur pour la plateforme au coeur de la tourmente après la révélation de milliers de licenciements au moyen d'une visioconférence d’une durée de trois minutes.

Rien ne va plus (du tout) chez Uber. L'entreprise, qui avait déjà annoncé la suppression de milliers emplois début mai en raison de l'impact de la pandémie de Covid-19 sur son activité, va licencier plus de 3.000 salariés supplémentaires, a annoncé lundi son PDG. Le groupe, touché de plein fouet par les mesures de restrictions limitant les déplacements pour endiguer la pandémie, se sépare ainsi en quelques semaines d'environ un quart de ses effectifs au total. Uber va aussi fermer une quarantaine de bureaux dans le monde, sur plusieurs centaines au total.

Au-delà de cette information terrible et de son impact humain, ce qui choque le plus reste la méthode expéditive employée par Uber pour annoncer ces licenciements aux 3.500 salariés directement concernés et révélée par le Daily Mail. Soit une visioconférence d’une durée de trois minutes, utilisant l’application Zoom. 

Sur la vidéo relayée par le Daily Mail, on peut effectivement voir Ruffin Chaveleau, la responsable du service clients d’Uber, et entendre sa voix étranglée par l’importance et l’impact de cette annonce : "Aujourd’hui sera votre dernier jour chez Uber", dit-elle, annonçant leur licenciement à apparemment plusieurs milliers de salariés en même temps. "Si j’avais raté cet appel Zoom, j’aurais manqué la nouvelle", témoigne une employée auprès du Daily Mail

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Une démonstration du "manque de considération"

Face à cette vidéo du scandale, la direction d’Uber a depuis tenté d’expliquer que les bureaux de l’entreprise étaient fermés et que la nouvelle concernait des employés travaillant dans de nombreux pays, la plateforme prévoyant de se concentrer sur son cœur de métier, le transport de passagers et la livraison de nourriture avec Uber Eats, en abandonnant ces projets considérés comme "non-essentiels". 

En revanche, elle ne s'exprime pas sur l'inhumanité du procédé. D'autant que plusieurs sociétés américaines ont recouru ces dernières semaines à des services de téléconférence pour annoncer des suppressions de poste en masse.

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Pour les salariés d'Uber, impossible de réagir ni même de poser une question. Si cette mesure concerne le service clientèle, les syndicats de chauffeurs n'en demeurent pas moins révoltés : "C’est un manque de considération qu’ils ont depuis le début à tout égard, auprès de leurs salariés administratifs, logistiques, mais aussi à l’égard des chauffeurs" assure à LCI Jean-Claude Resnier, vice président de l’association des VTC de France. 

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