Ukraine : comment Moscou tente de parer les sanctions occidentales

Ukraine : comment Moscou tente de parer les sanctions occidentales

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RUSSIE – Devant l'absence de progrès en Ukraine malgré l'accord signé jeudi à Genève, Washington brandit la menace de nouvelles sanctions contre Moscou. Une situation que la Russie se dit prête à assumer.

Face à la détérioration de la situation dans l'est de l'Ukraine , de nouvelles sanctions pourraient viser Moscou. A Kiev mardi, le vice-président américain, Joe Biden, a brandi devant le parlement ukrainien la menace de mesures coûteuses pour la Russie qui accentueraient son "isolement".

Sans délai, le Premier ministre Dimitri Medvedev a rétorqué être prêt à faire face à ces nouvelles attaques économiques. "Je suis convaincu que nous saurons minimiser leurs conséquences", a-t-il ainsi déclaré, soulignant que les secteurs touchés, la défense ou des biens d'équipement, recevraient le cas échéant "le soutien nécessaire" de la part du gouvernement.

L’occasion de "créer de nouvelles fondations pour l'économie russe"

Dès la première salve de sanctions visant des personnalités russes proches du pouvoir, suite à l'annexion de la Crimée, Moscou avait déjà organisé la riposte. Vladimir Poutine invitait alors les hommes d'affaires à rapatrier leurs avoirs. Le doute plane d'ailleurs sur un transfert massif, ces dernières semaines, des Etats-Unis à la Belgique de bons du Trésor américains détenus par la Russie.

Offensif, Dimitri Medvedev a par ailleurs annoncé qu'il allait sanctionner les groupes américains Visa et Mastercard pour avoir bloqué, dans le cadre des premières sanctions américaines, leurs services de paiement aux clients de plusieurs banques russes. Moscou affirme ainsi vouloir créer son propre système de paiement électronique.

Plus globalement, Dimitri Medvedev a estimé que cette situation était l’occasion de "créer de nouvelles fondations pour notre économie afin qu'elle s'appuie sur sa propre production". Pas sûr seulement que Moscou ait les moyens de ce projet ambitieux alors que l'économie russe est déjà fragilisée par de massives fuites de capitaux. La semaine dernière, le ministre des Finances Anton Silouanov a même prévenu que la croissance en Russie risquait d'être nulle en 2014 en raison des troubles géopolitiques liés à la crise en Ukraine.

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