Ukraine : la colère couve toujours

Ukraine : la colère couve toujours

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ANNONCES - Le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, a annoncé vendredi un remaniement prochain de son gouvernement et l'amendement de lois répressives sous la pression de la contestation qui s'étendait à l'ouest du pays après les heurts violents de ces derniers jours. Des annonces qui n'ont pas suffi à calmer la rue.

Les actes suivront-ils l'effet d'annonce ? Alors que la situation en Ukraine s'apparente depuis quelques jours à une véritable guerre civile , le président Viktor Ianoukovitch a annoncé vendredi un remaniement prochain du gouvernement et l'amendement de lois répressives fortement contestées . Cette annonce est survenue à la suite d'une rencontre à Kiev entre le président et le commissaire européen à l'élargissement Stefan Füle.

Le gouvernement, dont l'opposition demande la démission, serait remanié lors d'une session extraordinaire du Parlement convoquée la semaine prochaine, selon Viktor Ianoukovitch. Ce dernier a en outre indiqué qu'il comptait faire libérer tous les manifestants arrêtés. Il a cependant assorti ces concessions apparentes d'un avertissement, soulignant que si un accord n'était pas trouvé avec l'opposition, il aurait recours à "tous les moyens légaux".

Des violences "inacceptables, inadmissibles"

Il y a cependant peu de chances que ces annonces satisfassent les manifestants qui occupent le centre de Kiev depuis deux mois et dont le mouvement s'est radicalisé cette semaine après l'adoption des lois controversées. L'annonce, dès jeudi, par Viktor Ianoukovitch , d'un examen au Parlement la semaine prochaine de certaines exigences n'a eu aucun effet sur les manifestants qui ont érigé de nouvelles barricades. Ces derniers ont également pris d'assaut dans la nuit un nouveau bâtiment public dans le centre de Kiev, le ministère de l'Agriculture, près de la place de l'Indépendance, l'épicentre de la contestation.

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a appelé vendredi les membres de l'UE à empêcher "l'éclatement" de l'Ukraine. Les pays européens, qui n'ont cessé d'appeler au dialogue, ont durci leur position à l'égard du pouvoir ukrainien. L'Allemagne et la France, notamment, ont convoqué leurs ambassadeurs. Berlin a enjoint Kiev de cesser "les brutalités contre les manifestants pacifiques" et Paris a, de son côté, dénoncé des violences "inacceptables, inadmissibles".

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