Ukraine : Poutine, Merkel, Cameron, on en est où ?

Ukraine : Poutine, Merkel, Cameron, on en est où ?

DirectLCI
RÉFÉRENDUM - Vladimir Poutine a défendu le droit de la région séparatiste ukrainienne de Crimée à être rattachée à la Russie tout en affirmant chercher une "solution diplomatique" à la crise ukrainienne. De son côté, le ministre ukrainien des Affaires étrangères par intérim a déclaré que le pays espérait signer le 17 ou le 21 mars le volet politique d'un accord d'association avec l'Union européenne.

Pour Vladimir Poutine, les "mesures" prises par les autorités de Crimée respectent le "droit international". Le président russe a défendu dimanche le droit de la région séparatiste ukrainienne à être rattachée à la Russie et ce, malgré les critiques des Américains et des Européens qui jugent illégale l'initiative du Parlement local d'organiser un référendum à ce sujet le 16 mars.

Lors d'entretiens téléphoniques avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre britannique, David Cameron, Vladimir Poutine a maintenu que les autorités pro-russes de Crimée, une région passée fin février sous le contrôle des forces russes, étaient "légitimes", selon un communiqué du Kremlin. Angela Merkel a mis en garde le président russe en lui assurant que ce "prétendu référendum" était "contraire à la Constitution ukrainienne et au droit international".

Un accord d'association avec l'UE signé le 17 mars ?

Le président russe a toutefois assuré à David Cameron "vouloir trouver une solution diplomatique à la crise" et a déclaré qu'il parlerait avec son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, d'un "groupe de contact", dont la création est souhaitée par les Occidentaux, selon Londres. "Le président Poutine a reconnu qu'il était dans l'intérêt de nous tous d'avoir une Ukraine stable", a déclaré Downing Street dans un communiqué.

De son côté, le ministre ukrainien des Affaires étrangères par intérim, Andriï Dechtchitsa, a déclaré dimanche à la chaîne de télévision 1+1 que l'Ukraine espérait signer le 17 ou le 21 mars le volet politique d'un accord d'association avec l'Union européenne. Dit accord négocié depuis cinq ans dont le rejet brutal en novembre dernier par l'ancien président Viktor Ianoukovitch a déclenché un mouvement de contestation sans précédent.
 

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter