Ukraine : rencontres tendues après les déclarations de Poutine

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DIPLOMATIE – Deux réunions doivent se tenir lundi sur le brûlant dossier ukrainien au lendemain de nouvelles déclarations provocatrices de Vladimir Poutine. Lundi matin, Moscou promettait néanmoins qu'un cessez-le-feu serait au menu de la rencontre du groupe de contact au Bélarus.

Rencontres sous tensions autour du dossier ukrainien. Deux réunions se tiennent lundi au Bélarus et à Bruxelles sur la situation dans l'est de l'Ukraine, où les séparatistes pourraient préparer une contre-offensive visant principalement Donetsk, capitale régionale, et le port stratégique de Marioupol, sur les bords de la mer d'Azov.

A Minsk, la capitale du Bélarus, des représentants de l'Ukraine, de la Russie et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) doivent participer à la réunion du groupe de contact au lendemain de nouvelles déclarations provocatrices de Vladimir Poutine.

Poutine veut des discussions sur "un statut étatique" pour le sud-est de l'Ukraine

"Nous devons commencer immédiatement des discussions substantielles (...) sur des questions touchant à l'organisation politique de la société et à un statut étatique pour le sud-est de l'Ukraine afin de protéger les intérêts légitimes des personnes qui y vivent", a déclaré dimanche le président russe. Des propos repris par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a qualifié dans la foulée d'"interprétation absolument fausse" les commentaires suscités par cette déclaration. Ce dernier a notamment souligné que le président n'avait jamais évoqué la création d'un État indépendant pour les régions du sud-est.

Une modération également de mise lundi du côté de Moscou. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a ainsi affirmé dans la matinée qu'un cessez-le-feu "immédiat, sans conditions" devrait être discuté à Minsk, comme l'avait souhaité samedi à Bruxelles le président ukrainien Petro Porochenko. Le ministre russe des Affaires étrangères a par ailleurs affirmé qu'il n'y aura pas d'intervention militaire" de la Russie en Ukraine.

Obama attendu en Estonie mercredi

Malgré ces signes d'apaisement, Vladimir Poutine a, de son côté, reproché lundi aux dirigeants européens de fermer les yeux sur les actions militaires des forces ukrainiennes qui visent des zones civiles, accusant par ailleurs Kiev de refuser "un dialogue politique" avec l'est de l'ancienne république soviétique.

Dans le même temps, la Commission européenne doit discuter lundi de la mise en place de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie alors que les occidentaux accusent Moscou d'avoir déployé des troupes en appui des rebelles séparatistes . Ces travaux devraient aboutir à la présentation, devant les dirigeants européens, de nouvelles mesures d'ici la fin de la semaine.

"Il n'est plus question de rebelles séparatistes qui combattent dans l'est de l'Ukraine, mais d'une invasion russe directe (...) avec des milliers de soldats, des missiles et des chars", a ainsi commenté dimanche le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, le démocrate Robert Menendez, estimant que les États-Unis et l'Otan devraient fournir des armes à l'Ukraine. C'est dans ce contexte que le président américain Barack Obama doit se rendre mercredi en Estonie avec comme objectif de mettre en garde son homologue russe contre toute velléité expansionniste.

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