Un an de Trump : la 2e "Marche des femmes" placée sous le signe du "pouvoir dans les urnes" en vue des mid-terms

Un an de Trump : la 2e "Marche des femmes" placée sous le signe du "pouvoir dans les urnes" en vue des mid-terms

MARCHE DES FEMMES - Un an après la grande "Marche des femmes" qui avait défié Donald Trump, le lendemain de son investiture, des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans de nombreuses villes américaines, samedi 20 janvier, pour dénoncer sa politique mais pas seulement.

La "Marche des femmes" a pris une résonnance particulière cette année. Après les révélations fracassantes sur l'affaire Weinstein et les dizaines d'accusations qui ont suivi, dans le creux de la vague "Me Too", il était certain que la deuxième édition de ces manifestations multiples, organisées pour la première fois au lendemain de l'accession de Donald Trump à la Maison Blanche, allaient rassembler de nombreuses revendications. Les organisatrices de la "Women's March" avaient placé la marche sous le mot d'ordre "Le pouvoir est dans les urnes", espérant convertir toutes les frustrations en mobilisation électorale, alors que les "mid-terms" s'annoncent à la fin d'année.


Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de New York, Chicago, Philadelphie, ou encore Washington pour appeler, notamment, les américains à s'inscrire sur les listes électorales, avec en tête, les électione nationales de novembre prochain où les démocrates espèrent bien chipper les sièges aux Républicains. La Women's March a d'ailleurs prévu ce dimanche une grande manifestation à Las Vegas, dans l'Etat du Nevada, dont elle espère faire un exemple de bataille réussie pour la reconquête du Congrès.

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En 2017, plus deux millions de personnes avaient manifesté contre Trump

Si les chiffres demeurent pour le moment officieux, selon l'AFP, les manifestants semblaient se chiffrer en centaines de milliers dans plus de 200 villes aux Etats-Unis. A Los Angeles, deuxième ville du pays et fief démocrate comme New York et Chicago, les organisateurs revendiquaient même 400.000 participants. A New York, justement, une foule féminine et bariolée a défilé sur une vingtaine de patés de maisons, entre Central Park et le Trump International Hotel, l'un des établissements de l'empire du président américain. A New York, des célébrités comme l'actrice Whoopi Goldberg sont montées à la tribune et dans l'Utah, c'est Jane Fonda qui a fait un discours.


Mais la politique anti-Trump et l'inscription sur les listes électorales n'étaient pas les seules revendications. Sur les panneaux des manifestants et dans les discours des organisateurs, de multiples faits, révélaient leurs frustrations : de l'immigration en passant par l'égalité femmes-hommes et les accusations d'incompétence de l'administration Trump... Beaucoup faisaient d'ailleurs référence au mouvement anti-harcèlement #MeToo, qui a fait tomber de leur piédestal des dizaines de personnalités, accusées de harcèlement sexuel, d'agression sexuelle ou de viol.

Et Trump s'immisca dans la Marche des Femmes ... sur Twitter

Alors que les manifestants battaient le pavé et dénonçaient en masse les politiques de l'administration Trump, le président américain est venu donner son avis, dans un tweet.

"Magnifique temps sur tout notre grand pays, un jour parfait pour que toutes les Femmes Marchent", a-t-il ainsi écrit, sous couvert d'ironie. Il a encouragé à défiler pour "célébrer les réussites historiques et les succès économiques sans précédent des 12 derniers mois", avec un "taux de chômage féminin au plus bas depuis 18 ans !"

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