Un conseiller de Donald Trump accusé de révisionnisme

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ENCORE UNE - Le conseiller diplomatique de Donald Trump est accusé d'antisémitisme par d'anciens collègues. Selon ces témoignages, Joseph Schmitz, ex du Département de la Défense, aurait notamment remis en question l'usage des fours crématoires pendant la Shoah.

Un scandale de plus au programme pour Donald Trump. Une habitude, pour le candidat à la Maison Blanche habitué des sorties de routes. Sauf que cette fois, ce n'est pas le milliardaire candidat à la Maison Blanche qui est touché, mais celui qui lui murmure à l'oreille les décisions stratégiques en matière de politique étrangère, un haut fonctionnaire au Département de la Défense du nom de Joseph Schmitz.

"J'ai viré des Juifs"

Ce dernier est en effet accusé de harcèlement à caractère antisémite alors qu'il occupait le poste d'inspecteur général dans cette institution, entre avril 2002 et septembre 2005. Les accusations, révélées par le site McClatchy Company reposent sur la plainte d'un ancien fonctionnaire de la Défense, Daniel Meyer, aujourd'hui chargé par l'administration Obama de surveiller la façon dont les agences de renseignement s'occupent des lanceurs d'alerte.

Dans sa plainte, ce dernier écrit : "L'essentiel de ses réalisations se résume à : 'J'ai viré des Juifs'." Il cite encore le témoignage de John Crane, ancien employé du Pentagone et et ex-collaborateur de Joseph Schmitz, "Lors de ses derniers jours à son poste, il lui a fait la leçon sur les détails des camps de concentration, théorisant que les fours crématoires étaient trop petits pour tuer six millions de Juifs". Du pur révisionnisme dans le texte, appuyé par un dernier témoignage évoquant "la culture de l'antisémitisme" imposée par Schmitz au moment de son patronage. Inquiétant si l'on considère que ce dernier est censé faire partie des "meilleurs experts" triés sur le volet par Donald Trump pour sa campagne.

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"Je ne peux pas être antisémite, ma femme est juive"

Contacté par McClatchy, ce dernier a fermement réfuté les accusations, usant d'un argument de proximité pour s'en affranchir. A l'instar de l'amie noire convoquée par Nadine Morano pour s'exonérer des accusations de racisme dont elle fait régulièrement l'objet, Joseph Schmitz a mis en avant la judéité de sa femme : "Je suis plutôt fier de son héritage juif." Et d'appuyer : "Elle n'est pas pratiquante mais d'un point de vue ethnique, elle est juive, du fait de sa grand-mère maternelle". Un critère qui n'est pas sans rappeler les lois de Nuremberg , ces textes édictés par les autorités nazies pour déterminer qui était juif ou non. Alors que la transmission de cette religion s'effectue... par la mère .

Des accusations sordides et une défense chancelante... si le camp Clinton, opposé à Trump dans le cadre de la campagne, n'a pas encore réagi, il ne manquera pas de le faire. Car ce n'est pas la première fois que le camp Trump (qui n'a pas réagi à l'affaire) est confronté aux limites de son champion (qui s'est prononcé pour réarmer nucléairement le Japon ) en matière de connaissance des dossiers et à celle des clichés communautaires.

Avant de faire usage d'une étoile de David dans une affiche de propagande anti-Clinton  et de s'en défendre à grands renforts de mauvaise foi, rappelle Slate , il s'était fait remarquer en clamant, devant la Coalition juive républicaine, qu'il était "un négociateur, tout comme [eux]". Sale histoire pour le candidat, qui avait pourtant fait jeudi 18 août un mea culpa sur les attaques personnelles qu'il avait menées contre nombre de ses détracteurs.

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