Un Etat ou deux pour Israël et la Palestine ? Trump est "content avec la solution qu'ils préfèrent"

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CONFLIT - Au lendemain du communiqué de la Maison Blanche dans lequel les Etats-Unis annonçaient qu'ils n'insisteraient plus sur une solution à deux Etats dans le cadre du conflit israélo-palestinien, Donald Trump a assuré qu'il serait "content" quoi qu'il arrive.

Ce sont deux "amis" qui se sont retrouvés, mercredi 15 février à la Maison Blanche. Benyamin Netanyahu était l'hôte de Donald Trump pour évoquer la nouvelle nature des entre les Etats-Unis et Israël. Au centre des débats : la nouvelle position américaine sur la résolution du conflit israélo-palestinien. Dans la continuité du communiqué de la Maison Blanche ce mardi, Donald Trump a expliqué qu'il serait "content [...] si Israël et les Palestiniens sont contents". Une déclaration désarmante à ce niveau d'enjeu, avant qu'ils n'appellent tout de même les Palestiniens à renoncer à la "haine" comme l'a relevé France Info. 

Reste que cette position marque une rupture sur le règlement du conflit israélo-palestinien en annonçant ne plus être arc-boutée sur la solution à deux Etats. Cette solution dite à deux Etats servait depuis des décennies de référence à la communauté internationale pour tenter de trouver un accord de paix au Proche-Orient.

"Une solution à deux Etats qui n'apporte pas la paix est un objectif que personne ne cherche à atteindre", avait déclaré un responsable de la Maison Blanche sous couvert d'anonymat. "La paix est l'objectif, que cela soit sous la forme d'une solution à deux Etats si c'est ce que les parties veulent, ou quelque chose d'autre si les parties le veulent", a-t-il précisé. Une position qui a évidemment refroidi l'Onu, dont le secrétaire général Antonio Guterres a estimé que "tout" devait être fait pour préserver une solution à deux Etats.

La solution à deux Etats défendue par les présidents américains depuis un demi-siècle

La solution à deux Etats, Israël et Palestine, "vivant côte à côte en paix et en sécurité" a été défendue par tous les présidents américains successifs depuis près d'un demi-siècle pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Depuis son installation à la Maison Blanche, Donald Trump s'est écarté de ses prédécesseurs sur le conflit, disant réfléchir "très sérieusement" à un transfert de l'ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, et en s'abstenant de qualifier les colonies israéliennes d'obstacle au processus de paix. 

Ces nouvelles déclarations laissent entendre que le président américain n'a pas l'intention de faire pression sur son allié israélien pour obtenir la création d'un Etat palestinien. "Nous ne dicterons pas les termes de ce que sera la paix", a ajouté le responsable. Pendant la campagne, Donald Trump s'était clairement affiché pro-israélien, tout en affirmant que s'il était élu il présiderait à un accord de paix entre l'Etat hébreu et les Palestiniens.

Benjamin Netanyahu, qui avait vu dans la victoire de son "ami, le président Trump" une "chance formidable" pour Israël, devra toutefois confronter les promesses du milliardaire américain avec la réalité encore floue de sa politique sur le conflit israélo-palestinien. Le président américain doit recevoir le Premier ministre israélien ce mercredi, à la Maison Blanche, pour la première fois depuis son entrée en fonctions.

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