Un Français condamné pour viol figure parmi les fugitifs les plus recherchés d'Europe

Dans une nouvelle campagne, Europol dévoile le visage des fugitifs les plus recherchés d'Europe.

Dans une nouvelle campagne, Europol, l'agence européenne de police criminelle, dévoile le visage des fugitifs les plus recherchés d’Europe avec une thématique mise en avant cette année : les délinquants sexuels. Un Français de 48 ans condamné pour le viol d'une octogénaire fait partie de la liste et la police espère des témoignages.

Il s’appelle François di Pasquali, il a 48 ans. Sa photo, son nom, son âge sont en ligne sur le site des personnes les plus recherchées d’Europe. Sur sa fiche descriptive, le motif est expliqué dès la première ligne : "En juin 2009, François di Pasquali a violé une femme de 84 ans souffrant de la maladie d’Alzheimer". 

L’affaire remonte en effet à 2009. Une octogénaire vulnérable, en raison d’un début d’Alzheimer, se rend à un rendez-vous dans le centre-ville de Saint-Etienne (Loire). Une fois sortie, la vieille dame est désorientée, se perd, et finit par demander de l’aide à un automobiliste. Celui-ci la ramène chez elle en banlieue de la ville, dans la commune de Saint-Genest-Lerpt. Pour le remercier de son aide, elle lui propose un verre d’eau. C’est là que le crime a lieu. Une fois à l’intérieur du domicile, l’homme, alors âgé de 37 ans, la viole avant de prendre la fuite. 

Malgré son état de faiblesse, la victime se confie à son fils et va porter plainte peu de temps après. La police stéphanoise se met immédiatement à sa recherche. Un ADN est retrouvé sur une serviette de la salle de bain, mais il ne correspond à aucune personne de leur fichier. L’enquête patine : les caméras de vidéosurveillance ne donnent rien, la description de l’individu par la victime est confuse et il n’y a aucun voisin aux alentours pour fournir des éléments aux enquêteurs. 

Condamné à 10 ans de prison ferme en son absence

En 2012, rebondissement. L’ADN "matche" enfin. Retrouvé dans la salle de bain de la victime, celui-ci correspond à celui d’un homme mis en cause dans une affaire de violence conjugale sur sa compagne. Il s’agit de François di Pasquali, un Français d’origine italienne né en 1972. Interpellé en juin 2012, il reconnait en garde à vue avoir eu une relation sexuelle avec l’octogénaire, mais dit "avoir cédé à ses avances". 

Mis en examen pour viol et placé en détention provisoire, l’homme sera finalement libéré sous contrôle judiciaire en janvier 2013. Il tente de multiples recours judiciaires avant qu’un procès ne soit programmé le 10 juin 2016. Mais le jour de l’ouverture, François di Pasquali ne se rend pas à sa convocation au tribunal. Ni les jours qui suivront. Il sera finalement condamné en son absence à 10 ans de prison de ferme. 

La police se lance évidemment à sa poursuite, mais le coupable a disparu des radars, et n’a pas réapparu depuis. Avec cette campagne d’Europol, la Brigade nationale de recherche des fugitifs espère pouvoir avancer. "L’objectif de ce 'Most Wanted' est de pouvoir recueillir des témoignages de personnes qui auraient pu croiser sa route, en France ou en Europe. On sait que c’est quelqu’un qui a des attaches à l’étranger, notamment en Italie. On ne disparaît pas comme ça, on a forcément de nouvelles attaches, de nouvelles sources de revenus, peut-être même une nouvelle famille", explique Jacques Croly-Labourdette, patron de la BNRF.

Toute personne pouvant avoir des informations sur cet homme, peut témoigner sur le site d'Europol Europe Most Wanted Fugitives

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