Un mois avant les JO, Sotchi se mue en cité interdite

Un mois avant les JO, Sotchi se mue en cité interdite

DirectLCI
RUSSIE - Un mois jour pour jour avant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver, un dispositif de sécurité inédit a été mis en place mardi autour de Sotchi. Pas moins de 37.000 policiers et soldats sont mobilisés.

Plus vite, plus haut, plus fort. A Sotchi, où les Jeux d'hiver débuteront dans un mois, la devise olympique ne s'appliquera pas seulement au sport. Le dispositif de sécurité russe, mis en place mardi autour de la station balnéaire, est en effet annoncé comme plus le plus important de l'histoire des JO. S'il est difficile de comparer l'organisation de Jeux d'été (plus grands) dans une capitale de plusieurs millions d'habitants comme Pékin ou Londres (en 2008 et 2012), avec ceux d'hiver dans une ville moyenne, le dispositif prévu cette année se résume en deux mots : cité interdite.

La menace des attentats

A terme, pas moins de 37.000 policiers et soldats seront déployés autour de la station de 350.000 habitants, coincée entre les rivages de la mer Noire et les montagnes du Caucase. Mardi, une partie d'entre eux ont déjà pris leur poste sur toutes les routes d'accès, interdisant l'entrée aux véhicules de l'extérieur sans autorisation officielle. Comme à Londres et Pékin, un système de défense antiaérienne est également prévu. Enfin, les communications téléphoniques et internet seront surveillées par les très efficaces services secrets.

Pour la Russie, qui organise là son plus grand événement international depuis la chute de l'URSS, il y va de son image. Et de celle de son président, Vladimir Poutine, qui s'est tellement investi dans les JO qu'on les surnomme déjà les "jeux de Poutine". Ces derniers jours, le climat s'est encore un peu plus tendu, après deux attentats suicides qui ont fait 34 morts dans le sud-ouest du pays. Des attaques qui résonnent avec la menace proférée en juillet par le chef de la rébellion islamiste dans le Caucase, Dokou Oumarov, d'empêcher les JO "par tous les moyens". Pas de quoi impressionner Vladimir Poutine qui, fidèle à son vocabulaire guerrier, a promis "l'élimination totale" des terroristes. Loin des idéaux olympiques, le ton est donné.

Plus d'articles