Un pétrolier sud-coréen saisi par l’Iran, Séoul exige sa libération

Un pétrolier sud-coréen saisi par l’Iran, Séoul exige sa libération

CONFLIT - L’armée idéologique de la République islamique d’Iran a affirmé avoir saisi un pétrolier sud-coréen dans les eaux du Golfe, l’accusant d’avoir violé "les lois sur l’environnement marin". Séoul réclame désormais sa libération "rapide".

Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé avoir saisi ce lundi un pétrolier battant pavillon sud-coréen dans les eaux du Golfe, l'accusant d'avoir violé "les lois sur l'environnement marin". "Un navire propriété de la Corée du Sud a été saisi ce matin par (la marine) de la force" des Gardiens, selon leur site officiel Sepahnews, dans un contexte de tensions grandissantes dans le Golfe entre Téhéran et Washington.

Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, cette saisie s'est faite "dans le cadre de la loi". Sepahnews fait état de l'arrestation des membres de l'équipage de nationalités sud-coréenne, indonésienne, vietnamienne et birmane, sans plus de détails. "Ce pétrolier était parti du port d'Al-Jubail en Arabie saoudite et a été saisi pour violation répétée des lois sur l'environnement marin", ajoute le site. Selon lui, le navire bat pavillon sud-coréen, porte le nom "Hankuk Chemi" et transporte 7200 tonnes de "produits chimiques pétroliers".

L’équipage du pétrolier sain et sauf

Les autorités sud-coréennes n’ont pas tardé à réagir. Le ministère de la Défense a immédiatement annoncé l'envoi d'une unité navale anti-piraterie dans le Golfe. Dans un communiqué, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a de son côté indiqué "qu'il exigeait que le navire soit relâché rapidement" et a ajouté qu'il avait eu confirmation que l'équipage du pétrolier était sain et sauf. Le ministère "a dépêché immédiatement le Cheonghae dans les eaux proches du détroit d'Ormuz après avoir reçu un rapport sur la saisie de notre navire commercial par l'Iran", indique son communiqué. Le détroit d'Ormuz, par où transite un intense trafic maritime, se situe à l'embouchure du Golfe.

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Cet événement survient au moment où l'Iran marque le premier anniversaire de l'assassinat par les États-Unis de son général Qassem Soleimani, artisan de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, tué dans une attaque de drone à Bagdad. C'est également quelques heures après l'annonce que le porte-avions USS Nimitz va rester en position dans le Golfe au lieu de rentrer aux États-Unis, en raison de "menaces" iraniennes visant Donald Trump et d'autres hauts responsables américains.

Au moins sept saisies de navires en 2019

Dans ce contexte, l'Iran a annoncé avoir enclenché ce lundi le processus de production d'uranium enrichi à 20% à l'usine souterraine de Fordo, sa principale mesure de désengagement de l'accord nucléaire international de 2015. La saisie du pétrolier est intervenue à la demande de l'organisation maritime de la province d'Hormozgan et sur ordre du procureur de la province, ajoute le site des Gardiens.

Ce n’est pas la première fois qu’un pétrolier est saisi par l’armée idéologique de la République islamique d’Iran. En juillet 2019, les Gardiens avaient déjà saisi le pétrolier "Stena Impero" battant pavillon britannique dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole, avant de le relâcher deux mois plus tard. Ils ont saisi au moins six autres navires la même année. Washington a imputé à Téhéran des attaques et des sabotages contre des pétroliers dans la région du Golfe.

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