Une djihadiste allemande, première européenne condamnée à mort en Irak

Une djihadiste allemande, première européenne condamnée à mort en Irak

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PEINE DE MORT - Une jihadiste allemande dont l'identité n'a pas été révélée, a été condamnée à la peine de mort ce dimanche en Irak. L'Allemagne a 30 jours pour faire appel de cette décision.

C’est la première fois qu’une jihadiste européenne est condamnée à mort en Irak. Dimanche, la Cour pénale centrale de Bagdad, chargée notamment des affaires  de terrorisme, a condamné à la pendaison une ressortissante allemande  d'origine marocaine, dont l'identité n'a pas été précisée. 


Dans ce pays,  des centaines de jihadistes étrangers – et notamment français - attendent en prison leur procès après la défaite militaire de leur organisation. Parmi eux, plusieurs Françaises.

La ressortissante allemande condamnée a été reconnue coupable de "soutien logistique et d'aide à une  organisation terroriste pour commettre des crimes", a précisé dans un  communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la cour.


C'est la première fois que la justice irakienne prononce la peine capitale  à l'encontre d'une femme européenne. L'Allemande a 30 jours pour faire appel et après cette période, elle pourra  être exécutée, a expliqué à l'AFP Ezzedine al-Mohammadi, chercheur en matière  juridique et pénale.


Une quarantaine de djihadistes français adultes, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés en zone irako-syrienne, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie, d'après une source proche du dossier en France.


Or, le gouvernement français a indiqué qu'il souhaitait qu'elles soient jugées par "les autorités locales" si les conditions le permettent.  

5395 jihadistes étrangers détenus en Irak et en Syrie

 

Dans la seule province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, "plus de  4.000 jihadistes ont été arrêtés" depuis juillet, selon la police. Sur le blog Lawfare, spécialisé dans les questions de sécurité, la  chercheuse Kim Cragin de la National Defense University, affirmait fin novembre  que 5.395 étrangers se trouvaient en prison en Syrie et en Irak. Selon une source de sécurité irakienne, les jihadistes étrangers arrêtés  sont présentés devant un juge du bureau du contre-terrorisme à Bagdad pour  interrogatoire avant d'être déférés devant un tribunal anti-terroriste. 


La loi antiterroriste en Irak permet d'inculper des personnes qui ne sont  pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé  l'EI. Les ONG ont accusé les forces de sécurité de "recourir à la torture pour  obtenir des aveux".

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