"Une insulte que nous n'oublierons pas" :  colère des États-Unis contre l'ONU, qui a condamné leur décision sur Jérusalem

"Une insulte que nous n'oublierons pas" : colère des États-Unis contre l'ONU, qui a condamné leur décision sur Jérusalem

TENSIONS - Les Etats-Unis ont mis lundi soir leur veto à une résolution de l'ONU condamnant leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël. La représentante américaine, Nikki Haley, s'est même montrée menaçantes à l'égard de leurs 14 partenaires au Conseil de sécurité qui ont voté pour le texte.

Seuls contre tous. Comme c'est le cas depuis que Donald Trump a décidé, unilatéralement, de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël au début du mois de décembre, les États-Unis se sont retrouvés très esseulés lundi sort à l'ONU. Washington a, certes, pu mettre son veto à une résolution condamnant sa décision, mais a été mis au banc des accusés par les autres nations pour avoir mis de l'huile sur le feu au Proche-Orient. Un vote unanime, y compris de la Russie ou de la Chine, ainsi que de la France et du Royaume-Uni - les deux plus proches alliés européens, qui a d'ailleurs provoqué une grosse colère américaine.


Ainis, Nikki Haley, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU a lâché cette phrase terrible devant l'assemblée : C'"est une insulte et un camouflet que nous n'oublierons pas"... La diplomate n'a pas précisé si son pays prendrait des mesures de rétorsion ou pousserait davantage à une diminution de leur participation au financement de l'ONU dont ils sont les premiers contributeurs, mais la tension est clairement monté d'un cran au siège new-yorkais de l'organisation internationale. 

Washington dit continuer de chercher "un accord de paix durable"

Présenté par l'Egypte, qui a dénoncé les "graves répercussions" de l'initiative américaine, le texte réclamait que la décision récente du président républicain Donald Trump soit révoquée. La reconnaissance a déclenché la colère des Palestiniens, des manifestations dans le monde musulman et une réprobation quasi-unanime de la communauté internationale. Le statut de Jérusalem "doit être résolu par la négociation", soulignait le texte, évoquant de "profonds regrets concernant les récentes décisions sur Jérusalem", sans toutefois mentionner les Etats-Unis. "Toute décision ou action visant à altérer le caractère, le statut ou la composition démographique" de Jérusalem "n'a pas de force légale, est nulle et non avenue et doit être révoquée", ajoutait-il.

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Jérusalem est sous tension

Le veto américain a été salué par Israël. "Merci madame l'ambassadrice Haley" et "président Trump", "vous avez allumé une bougie de vérité", "dissipé les ténèbres", a réagi sur Twitter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Pendant une semaine, la rédaction du texte a donné lieu à d'intenses négociations, y compris lors de réceptions au bar de l'ONU, entre la représentation diplomatique palestinienne, ayant rang d'observateur, et plusieurs pays arabes et européens. Avec ce processus, même sanctionné au final par un veto, il s'agissait aussi de faire pression sur l'administration américaine et ses futures discussions avec les deux parties afin que les droits des Palestiniens soient davantage pris en compte, selon les mêmes sources. Il fallait enfin souligner que les Etats-Unis bafouaient une série de résolutions sur le conflit au Proche-Orient.

Avant le vote, Nikki Haley avait accusé les Nations unies d'avoir fait "obstacle" à la recherche d'un accord de paix et de "parti pris" en rejetant "la faute sur les Israéliens". Washington continue de chercher "un accord de paix durable" au Proche-Orient, a-t-elle assuré.

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