Une ministre suédoise démissionne après un alcootest positif

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SUEDE - La ministre de l'Enseignement secondaire et de la formation, étoile montante de la gauche suédoise, a présenté sa démission ce samedi après un flagrant délit de conduite en état d'ivresse.

Elle était l'espoir du parti social-démocrate suédois. Une ministre de 29 ans, Aida Hadzialic, a annoncé samedi 13 août sa démission après avoir été prise en flagrant délit de conduite en état d'ivresse. Aida Hadzialic, ministre de l'Enseignement secondaire et de la formation des adultes, a révélé elle-même ce samedi qu'elle avait été contrôlée par la police de Malmö avec 0,2 g d'alcool par litre de sang, soit juste le niveau nécessaire pour constituer le délit en Suède.

"La plus grande erreur de ma vie"

"Ça a été la plus grande erreur de ma vie [...] J'assumerai mes responsabilités. J'ai fait part de mon intention de démissionner de mon poste de ministre", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse au siège du gouvernement à Stockholm, visiblement émue."Je comprends que beaucoup de monde soit déçu de moi. Et je suis en colère contre moi-même, et surtout je regrette profondément", a-t-elle ajouté. 

Aida Hadzialic, née en Bosnie, avait immigré en Suède à l'âge de cinq ans, en 1992, ses parents fuyant la guerre de Yougoslavie. Engagée dès le lycée au sein du mouvement de jeunesse des sociaux-démocrates, elle avait été élue conseillère municipale à l'âge de 23 ans. Quand le Premier ministre Stefan Löfven l'avait nommée au gouvernement en 2014, à seulement 27 ans, elle était devenue la plus jeune ministre de l'histoire de la Suède.

Pas la première à gauche à démissionner après un faux pas

Depuis le retour de la gauche au pouvoir il y a deux ans, d'autres ministres ont fait des faux pas qui leur ont coûté leur place. La vice-Première ministre et ministre de l'Environnement Åsa Romson (Verts) avait démissionné en mai après une série de gaffes, la dernière étant de parler des "accidents du 11-Septembre" pour évoquer les attentats à New York et Washington en 2001.

Son collègue Mehmet Kaplan, d'origine turque, avait dû partir en avril après la publication d'une vidéo où il soulignait des "ressemblances" entre les persécutions des juifs dans l'Allemagne nazie et le quotidien des Palestiniens aujourd'hui.

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