Une ONG veut traduire Donald Trump en justice pour conflit d'intérêts

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TENTATIVE - L'association anti-corruption Citizens for Responsibility and Ethics in Washington accuse le président américain de continuer à percevoir des émoluments liés à des sociétés étrangères. Elle dénonce une violation de la Constitution.

Officiellement président des États-Unis depuis trois jours, et dèjà prochainement une assignation en justice contre lui. Donald Trump est dans le collimateur de l'association anti-corruption Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (Crew). Son grief ? Continuer à percevoir des émoluements liés à ses anciennes activités d'entrepreneur en dépit de sa fonction de Président, selon un communiqué publié sur le site de l'association. En somme, elle dénonce un conflit d'intérêts et une violation de la Constitution. 

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Pour se justifier de cette assignation, l'association brandit un des textes fondateurs de la Constitution américaine. En effet, l'article 1er (section 9, 8e clause) prévoit qu’aucune personne n’occupant une fonction publique ne peut, sans l’accord du Congrès, "accepter de cadeau, d’émoluments, de fonction ou de titre de quelque sorte que ce soit d’un roi, prince, ou d’un Etat étranger". 

Or pour Crew, Donald Trump continue, comme il le faisait avant son élection, de percervoir "de l'argent et des faveurs de gouvernements étrangers, de clients de ses hôtels, de baux immobiliers et de transactions immobilières à l'étranger".

"Quand le président négociera des accords commerciaux avec ces pays, le peuple américain n’aura aucun moyen de savoir s’il pense aussi aux profits de Trump l’homme d’affaires", prévient l’organisation.

 L’ONG mentionne notamment la Chine, l’Inde, l’Indonésie et les Philippines.

Ses fils à la tête de ses sociétés

Une accusation de conflit d'intérêt dont souhaitait justement se prémunir Donald Trump. Quelques semaines avant sa prise de fonction le 20 janvier, celui-ci avait annoncé qu'il confiait directement les clés de sa société à ses deux fils  ainsi qu’à un associé de longue date, Allen Weisselberg. Il a également placé l’ensemble de ses participations dans un trust, géré par le même Allen Weisselberg. 

Mais le diable se cache dans les détails.  L'association rappelle qu'il n'a pas cédé ces participations, ce qui induit donc qu’il est toujours financièrement intéressé au sort de son groupe. Le directeur du Bureau pour l’éthique gouvernementale, Walter Shaub, avait d'ailleurs jugé, après l’annonce de ces mesures par Donald Trump, le 11 janvier, que ce plan ne permettait pas d’écarter tout risque de conflit d’intérêt. Preuve en est. 

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