"Une vie au service des autres" : qui est Sophie Pétronin, la dernière otage française libérée ?

"Une vie au service des autres" : qui est Sophie Pétronin, la dernière otage française libérée ?

PORTRAIT - Après presque 1400 jours de captivité au Mali, Sophie Pétronin - dernière otage française dans le monde - a été libérée ce jeudi. Agée de 75 ans, cette ancienne laborantine a consacré une grande partie de sa vie à l'humanitaire au Mali.

Sophie Pétronin est libre. Après pratiquement 1.400 jours de captivité, la Française a été relâchée ce jeudi. La septuagénaire avait été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, au Mali, par plusieurs hommes armés du groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

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La libération de Sophie Pétronin

L'humanitaire, fil rouge d'une vie

Âgée de 75 ans, Sophie Pétronin s'est considérablement impliquée dans l'action humanitaire en Afrique. En 1996, elle découvre Gao, souhaitant découvrir la vie nomade des touaregs. Frappée par la pauvreté des habitants et touchée par leur générosité, elle s'installe finalement dans cette ville du nord du Mali cinq années plus tard. Très impliquée auprès de la population, elle créé en 2004 l'Association d'aide à Gao pour améliorer la condition des orphelins et des enfants souffrant de malnutrition. 

Selon le site de son association, Sophie Pétronin souhaitait aussi aider les autorités locales dans leur programme d’assainissement de la ville. Un centre de nutrition était également à l'étude."Ce que je vais faire dans votre océan de misère n’est pas grand-chose, mais une vie sauvée est une vie qui vit. Les enfants sont innocents, ils ont le droit de grandir et de se construire pour devenir des hommes et des femmes capables de s’intégrer dans une société qui n’est pas facile à vivre ", soulignait ainsi Sophie Pétronin dans son ouvrage "Le Fil de lumière" (2013). Une vie au service de l'autre en somme. 

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Une première tentative d'enlèvement déjouée

Avant sa capture, la laborantine de formation avait déjà fait l'objet d'une première tentative d'enlèvement. En 2012, elle avait ainsi échappé de justesse au piège d'un groupe islamiste en se réfugiant au consulat d’Algérie. Après avoir précipitamment traversé le désert, elle avait rejoint l'Algérie et l'ambassade de France. 

Après un bref retour dans la ferme familiale au cœur des Cévennes ardéchoises, elle avait finalement regagné le Mali pour y reprendre ses activités. 

Le combat d'un fils

L'"affaire Sophie Pétronin" a raisonné jusqu'au plus haut niveau de l'Etat. Sa famille s'est largement impliquée au fil des années pour obtenir sa libération. Son fils, Sébastien Chadaud, a notamment remué ciel et terre pour tenter de l'ôter du joug de ses ravisseurs. Reçu plusieurs fois au Quai d’Orsay, il s'est souvent montré critique envers les autorités. Il avait notamment fustigé une volonté de "sacrifier" sa mère en refusant de "discuter" avec ses ravisseurs. Une affirmation à laquelle le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait répondu en affirmant mobiliser tous "les moyens possibles". Sébastien Chadaud s'était une nouvelle fois rendu à Bamaka ces derniers jours dans l'espoir, une nouvelle fois, de retrouver sa mère. Son vœu est enfin exhaussé. 

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