United Airlines s'excuse finalement après l'expulsion violente de l'un de ses passagers

International
DirectLCI
NOUVELLE POSITION - 48h après avoir expulsé brutalement de l'un de ses avions un passager, United Airlines a décidé de s'excuser. Pourtant, peu de temps après l'incident, la compagnie avait qualifié l'homme de "perturbateur" et "d'agressif".

Les images filmées par des témoins de la scène avaient fait le tour du monde. On y voyait un passager expulsé violemment de son avion en raison d'un surbooking, une technique qui consiste pour les compagnies aériennes à vendre plus de places que n'en contient l'appareil. Près de deux jours après, la compagnie aérienne United Airlines a finalement décidé de s'excuser.


"Je présente mes excuses les plus sincères au passager qui a été débarqué brutalement de l'avion", a indiqué dans un communiqué le PDG Oscar Munoz avant d'ajouter que "personne ne devait être traité de la sorte" et précisant qu'il s'agissait d'un incident "vraiment horrible". "Nous endossons nos responsabilités et ferons en sorte d'arranger les choses", a-t-il ajouté. "Il n'est jamais trop tard pour bien faire". 


Pourtant, la position de la compagnie n'a pas toujours été aussi bienveillante. Dans une lettre envoyée dans la nuit de lundi à mardi aux salariés de l'entreprise, le passager David Dao avait été qualifié de "perturbateur et d'agressif". 

En vidéo

Surréservation dans les avions : quelles sont les règles ?

Une enquête ouverte par le ministère américain des Transports

De leurs côtés, les avocats de l'homme expulsé, un médecin d'origine vietnamienne qui vit aux Etats-Unis depuis plusieurs années, ont indiqué qu'il était toujours hospitalisé et qu'aucune déclaration ne serait faite dans l'immédiat. 


Suite à cet incident, le ministère américain des Transports (DoT) a ouvert une enquête mardi pour déterminer si United Airlines "a respecté les règles en matière de surbooking". Et la compagnie s'est également engagée à enquêter en interne pour examiner et revoir la façon dont les équipes gèrent le surbooking ainsi que sa politique de dédommagements envers ses clients. 


Le jour de l'expulsion avant un vol entre Chicago et Louisville (centre-est des Etats-Unis), la compagnie assure qu'elle avait proposé 800 dollars aux passagers qui accepteraient de renoncer à leur siège. Mais faute de volontaires, ils avaient choisi d'en désigner.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter