"Dangereux pour la démocratie", "complètement menteur"… Donald Trump violemment taclés par deux sénateurs de son camp

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MUTINERIE - Deux sénateurs républicains ont spectaculairement taclés Donald Trump mardi, avec une explosion de critiques à son encontre. Comme d'habitude, le président américain ne s’est pas laissé faire.

Ce devait être une journée d’unité dans le camp républicain, celle-ci a complétement volé en éclat. Alors que Donald Trump se déplaçait au Capitole pour défendre avec sa majorité un projet de grande baisse d’impôts, il a violemment été pris pour cible par deux sénateurs de son propre camp.


Sur Twitter, le président s’est d’abord livré à un duel avec Bob Corker, sénateur du Tennessee, président de la commission des Affaires étrangères et accessoirement l’un des élus républicains les plus critiques envers Trump. De passage à la télévision mardi matin, Bob Corker a vivement critiqué la gestion des relations internationales par le président Trump et lui a demandé de laisser "les professionnels faire leur travail". Comme souvent, le chef d’Etat était visblement devant son poste lors de son interview. En colère, le Président s'est immédiatement attaqué sur Twitter au sénateur du Tennessee en le traitant "d’incompétent" et de "poids plume" sur la scène internationale, laissant le monde "rire et tirer avantage de nous (les Etats-Unis, ndlr)".

Insultes, contre-vérités et avilissement des Etats-Unis

"Les mêmes contre-vérités d’un président complètement menteur" a répondu le sénateur. Sur CNN, il a poursuivi en expliquant que "le président a de grandes difficultés avec la vérité, sur de nombreux sujets. Quand son mandat sera terminé, l’avilissement de notre pays, les contre-vérités permanentes, les insultes (…) c’est ce qu’il restera de sa présidence et c’est regrettable".

Je ne serai ni complice, ni silencieuxJeff Flake, sénateur de l'Arizona

Dans le même temps, le sénateur de l’Arizona Jeff Flake (qui n’avait pas soutenu Donald Trump lors de la campagne présidentielle) a annoncé qu’il renonçait lui aussi à briguer un nouveau mandat. Devant les autres sénateurs, il a pointé l’indécence, le mépris de la vérité, les provocations "mesquines" et des raisons personnelles pour justifier sa décision. Il n’a pas non plus hésité à parler d’un président "dangereux pour la démocratie". "Nous devons arrêter de faire comme si le comportement de certains au sein du pouvoir exécutif était normal", a-t-il expliqué. "Je ne serai ni complice, ni silencieux".

John McCain, George W.Bush, les critiques se multiplient

Se présentant comme une républicain pro-immigration et attaché au libéralisme économique, Jeff Flake a indiqué n’avoir plus sa place dans son parti, qu’il a décrit comme touché par une vague de "colère et de ressentiment".


Les deux hommes rejoignent ainsi  le sénateur John McCain pour s’opposer frontalement au président issu de leur camp. Ils ont reçu le soutien à peine voilé de George W.Bush, qui n’a pas caché son inquiétude la semaine dernière face à la "cruauté" et "l’intolérance" ambiante.

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