Derrière la découverte de restes humains au Vatican, le spectre de deux disparitions vieilles de 25 ans

Derrière la découverte de restes humains au Vatican, le spectre de deux disparitions vieilles de 25 ans

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COLD CASE - Mardi, le Vatican a annoncé la découverte de restes d'ossements dans une propriété de la ville-Etat, lors de travaux de restauration dans une annexe de l'ambassade du Vatican à Rome. La police a ouvert une enquête pour connaître l'identité, l'âge et la date du décès du corps. Le spectre de deux disparitions datant de 1983 refait surface.

25 ans après, deux disparitions au Vatican seraient-elles sur le point d'être résolues ? Mardi, le Saint-Siège a annoncé la découverte de restes humains dans une propriété du Vatican. "Au cours de travaux de restauration dans une annexe de la nonciature apostolique (ndlr: ambassade du Vatican en Italie) des fragments d'ossements humains ont été retrouvés", a ainsi déclaré la ville-Etat dans un communiqué.


Informée par cette découverte, la police italienne a ouvert une enquête, dirigée par le procureur général Giuseppe Pignatone, pour établir "l'âge, le sexe et la date du décès" du corps. Selon les médias locaux, les experts cherchent à déterminer si l'ADN de ces restes "matche" avec celui d'Emanuela Orlandi ou celui de Mirella Gregori, deux jeunes filles de 15 ans disparues à 40 jours d'intervalle à Rome en 1983.

Les disparitions de deux adolescentes réexaminées ?

Emanuela Orlandi, fille d'un membre de la police du Vatican, a disparu le 22 juin 1983 alors qu'elle sortait d'un cours de musique. L'hypothèse d'un enlèvement par un gang affilié au crime organisé a été avancée. Cet enlèvement aurait eu pour but de "faire pression" sur des responsables du Saint-Siège pour le remboursement d'un prêt. Une autre piste menant à un kidnapping en vue d'une libération de l'assaillant du pape Jean-Paul II en 1981, le Turc Mehmet Ali Agca, a également été évoquée.

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Dans cette affaire, le frère d'Emanuela Orlandi, Pietro, s'est attaqué à plusieurs reprises au Vatican, dénonçant le silence et la "complicité" de la ville-Etat dans cette affaire. Des accusations démenties par le Vatican qui affirme avoir coopéré plusieurs fois avec la police italienne dans la disparue de l'adolescente. Dans le communiqué publié mardi, le Saint-Siège ne mentionne à aucun moment la jeune Emanuela Orlandi.

Concernant Mirella Gregori, cette dernière n'a plus donné signe de vie depuis le 7 mai 1983, soit 40 jours exactement avant Emanuela Orlandi. Selon sa mère, Mirella avait répondu à l'interphone, affirmant à ses parents qu'il s'agissait d'un camarade d'école et qu'elle allait lui parler brièvement avant de remonter chez elle. Elle n'est jamais réapparue.

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