VIDEO - Venezuela : derrière le duel Maduro-Guaido, la communauté internationale divisée

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Crise au Venezuela

CRISE - Le calme est revenu dimanche aux frontières du Venezuela, au lendemain d'une journée d'affrontements entre opposition et gouvernement sur l'aide humanitaire. Mais la pression internationale monte sur le régime de Nicolas Maduro, soutenu encore par quelques grandes puissances, mais dont "les jours sont comptés" selon Washington.

Une centaine de militaires qui désertent, près de 300 blessés et deux morts à la frontière, une aide humanitaire dans l'impasse… la situation demeure confuse ce dimanche au Venezuela, après un week-end émaillé d'affrontements. La communauté internationale redoute le pire, et la pression s'accentue sur Nicolas Maduro. "Ses jours sont comptés", a mis en garde Washington. Le ballet diplomatique est plus que jamais à l'œuvre, et deux camps se font face : ceux qui soutiennent le régime, et ceux qui souhaitent voir Juan Guaido prendre la présidence par intérim. 

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Ceux qui reconnaissent Juan Guaido

Vingt-trois pays de l'Union européenne reconnaissent Juan Guaido : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Hongrie, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Suède. Le Parlement européen a reconnu sa légitimité le 31 janvier et a appelé tous les pays de l'UE à faire de même. L'Union européenne s'est dite prête dimanche à accroître son aide humanitaire au Venezuela, condamnant la violence et le recours à des groupes armés irréguliers par le régime pour empêcher l'entrée de l'aide.

Les Etats-Unis ont adoubé Juan Guaido dès le 23 janvier, le jour où celui-ci s'est proclamé président par intérim. Mike Pompeo a pour sa part averti ce samedi que "les Etats-Unis vont passer aux actes contre ceux qui s'opposent à la restauration pacifique de la démocratie au Venezuela". "Maintenant, le temps est venu d'agir pour soutenir les besoins du peuple vénézuélien désespéré".

 Le Canada, l'Australie, Israël, l'Albanie, le Kosovo, la Macédoine, la Géorgie, l'Islande, l'Ukraine et Andorre ont également reconnu Juan Guaido, ainsi que de nombreux pays d'Amérique centrale et du Sud : Argentine, les Bahamas, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, la République Dominicaine, Equateur, Guatemala, Haïti, Honduras, Panama, Paraguay et Pérou.

Ceux pour qui Maduro reste le président légitime

Le successeur de Hugo Chavez dispose encore de solides soutiens. La Russie a ainsi exprimé son "soutien aux autorités légitimes du Venezuela" et dénoncé l'"ingérence" de ceux qui ont reconnu Juan Guaido. Pékin soutient Nicolas Maduro et s'est déclaré "opposé aux ingérences extérieures dans les affaires du Venezuela". D'autres pays soutiennent le président en poste depuis le début de la crise : Cuba, la Corée du Nord, la Bolivie ou encore la Turquie. L'Iran figure aussi parmi ses soutiens traditionnels.

Ceux qui ne prennent pas position ou demandent des élections

L'Italie a appelé à une nouvelle présidentielle au Venezuela, disant ne pas reconnaître le scrutin de mai 2018 ayant reconduit Nicolas Maduro. La Slovaquie a aussi appelé à la convocation d'une telle élection.  La Grèce ne reconnaît pas Juan Guaido mais le soutient en tant que "président de l'Assemblée pour préparer des élections". Elle appelle au dialogue politique et se dit opposée à toute "ingérence étrangère". Le Maroc a fait part à Juan Guaido du "soutien du royaume à toutes les actions menées afin de répondre aux aspirations légitimes du peuple du Venezuela à la démocratie et au changement".

La Norvège a appelé à de nouvelles élections sans se prononcer explicitement en faveur de Juan Guaido. L'Uruguay et le Mexique ont adopté une "position neutre vis-à-vis du Venezuela". Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a réitéré le 4 février son offre de "bons offices aux deux camps pour être en mesure, à leur demande, d'aider à trouver une solution politique".

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