Venezuela : "Je serai vêtu comme un soldat", Diego Maradona offre ses services à Nicolas Maduro

Venezuela : "Je serai vêtu comme un soldat", Diego Maradona offre ses services à Nicolas Maduro

International
DirectLCI
BORDERLINE - Diego Maradona, ancienne gloire du football mondial a adressé un message à Nicolas Maduro, le président vénézuélien, dont le pays traverse une grave crise sociale et économique. L'idole argentine lui offre son soutien et s'affirme comme un "soldat" de la révolution.

Alors que le pays traverse une grave crise et que l'ONU dénonce un "usage excessif de la force" dans le pays, Diego Maradona a tenu a apporter son soutien au très contesté président Maduro. Sur Facebook, l'ancienne gloire du foot mondial a posté un message accompagné d'une photo de lui, avec une casquette "Cuba". Un message de soutien qui fait polémique.

"Nous sommes chavistes (M. Maduro est l'héritier politique du défunt président Hugo Chavez, ndlr) jusqu'à la mort. Et quand Maduro l'ordonnera, je serai vêtu comme un soldat pour un Venezuela libre, pour me battre contre l'impérialisme et contre ceux qui veulent s'emparer de nos drapeaux, qui sont ce que nous avons de plus précieux", a déclaré Maradona sur Facebook.  Dans un autre message qui porte également la signature de sa compagne Rocio Oliva, Maradona revient sur son soutien au gouvernement vénézuélien : "Vive Chavez. Vive Maduro. Vive la révolution. Vive les Vénézuéliens de pure souche", écrivent-ils. Un engagement politique pas inédit pour le champion du monde 1986, lui qui était un proche du Cudain Fidel Castro. 

L'ONU dénonce et enquête

Dans le même temps, l'ONU a dénoncé, ce mardi,  "un usage excessif de la force" au Venezuela et accusé les forces de sécurité et les milices progouvernementales d'être responsables de la mort d'au moins 73 manifestants antigouvernementaux. "Depuis le début des manifestations en avril, on constate une tendance évidente à l’usage excessif de la force à l’encontre des manifestants", a déclaré le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra’ad al Hussein, dans un communiqué. 

En vidéo

VENEZUELA : uns assemblée constituée dans le sang

"Plusieurs milliers de personnes ont été placées en détention arbitraire, beaucoup auraient été victimes de mauvais traitements et même de torture", a-t-il ajouté. "Au 31 juillet, le Bureau de la procureure générale enquêtait sur 124 décès dans le cadre des manifestations. D’après l’analyse de l’équipe des droits de l’homme des Nations Unies, les forces de l’ordre seraient responsables d’au moins 46 de ces décès, tandis que 27 autres seraient imputés à des groupes armés progouvernementaux - dénommés colectivos, armés (qui) circulent à moto, en brandissant des armes à feu", a précisé le communiqué. Le Haut-commissaire a exhorté les autorités de Caracas à "stopper sans délai tout recours excessif à la force contre les manifestants, à mettre un terme aux détentions arbitraires et à libérer toutes les personnes détenues arbitrairement". 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter